Samedi 20 juin, une date historique qui restera gravée dans la mémoire collective en République Démocratique du Congo. C’est en effet aujourd’hui, que la cour rendra son verdict dans l’affaire dite 100 jours qui oppose le ministère public à l’homme d’affaire libanais Samit Jammal et ses coaccusés Vital Kamerhe, le jusqu’à présent directeur de cabinet du Chef de l’Etat et Muhima, chef des services import et export à la présidence de la République.

Depuis le début de l’instruction de cette affaire, le Chef de l’Etat a gardé silence laissant cours libre aux interprétations dans un sens comme dans un autre. Certains pensent que Félix Tshisekedi a laissé faire pour éliminer un collaborateur qui au regard des accords de Nairobi, serait candidat à la présidentielle de 2023. D’autres par contre, estiment que, Félix Tshisekedi se tient à son engagement de faire de la justice la clé pour un état de droits que tous avons toujours rêvé.

La population se demande quel serait l’atmosphère qui a prévalu entre les deux personnalités avant l’arrestation du Directeur de cabinet le 08 avril 2020. De nos sources, les deux personnalités s’étaient longuement entretenues sur la question. A la veille de son arrestation encore, le couple Kamerhe, est apparu à la résidence du Chef de l’Etat à la cité de l’UA. Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe ont abordé le sujet. Cette fois-ci le directeur de cabinet du Chef de l’Etat aurait  parlé de l’invitation du procureur.  » Excellence, le procureur a corrigé les erreurs contenues dans l’invitation. je suis disposé à y répondre demain ».

Fatshi s’est montré sceptique suggérant à son directeur de se faire représenter par ses avocats. Vital kamerhe a été si convainquant qu’il finira par persuader le Président de la République qui l’encouragea.

 » Alors Je vous encourage Vital. vous savez ce que nous voulons faire de ce pays », aurait  dit le Chef de l’Etat à son collaborateur et allié.

Au delà de tout, l’avenir politique du principal allié de Félix Tshisekedi se décide aujourd’hui dans ce procès pour lequel le ministère public a requis entre autre 20 ans de prison et des travaux forcés. Tout appartient ainsi aux juges qui ont opposé un refus catégorique de transféré le dossier de Vital Kamerhe à la cour constitutionnelle comme demandé par cette instance.

Rédaction

 

 

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