Le camp de cantonnement des Ex-combattants sud soudanais sous la protection
de la Monusco à Munigi s’est réveillé sous une forte manifestation de colère, ce
mercredi 31 janvier.

A quelques kilomètres au Nord de la ville de Goma, dans le territoire de Nyirangongo,
précisement à Munigi, deux groupes des Ex-combattants Sud-Soudanais cantonnés se sont
illustrés par les jets des projectiles entre eux. Cette échauffourée a atteint la route Goma-
Rutshuru se trouvant à moins de cinq mètres de ce camp, bloquant ainsi la circulation pendant
près d’une heure, selon le témoignage des habitants trouvés sur place.
D'après Florence Marchal, la porte-parole de la Monusco, il s’agit d’un mécontentement
exprimé par un groupe d’ex-combattants n’ayant pas vu d’un bon œil l’annonce du
rapatriement de 15 d’entre eux ayant décidé de rejoindre Juba, la capitale du Sud Soudan. Ils
s’en sont pris alors à l’équipe de la Monusco venue retirer les candidats au rapatriement afin
d’organiser leur départ.
Cependant, certaines sources proches de ces Ex-combattants Sud Soudanais indiquent que
cette échauffourée serait dû au fait que ces ex-combattants sont tous issus du Mouvement
Populaire de Libération du Soudan en Opposition, MPLS/IO de l’ancien Vice –Présidant Sud-
Soudanais, Riek Machar et jugeraient mal de voir les leurs regagner la terre occupée par leur
adversaire, Salva Kiir, actuel Président.
La présence de ces routiniers de guerre continue à susciter l’inquiétude de la société civile de la
province du Nord-Kivu. En septembre 2016, déjà plusieurs mémorandums ont été adressés aux
autorités Congolaises, aux responsables africains et ceux de la Monusco afin de les délocaliser
de Nyiragongo craignant des exactions contre les civils environnants. Mais, pour Florence
Marchal, ces ex-combattant ne présentent aucun danger à la population ; reçus pour des
raisons humanitaires ‘’ ils ont renoncé à la violence et rendu les armes qui ont été par la suite
détruites ’’
Plus de 250 Ex-combattants ont déjà été enlevés de ce camps pour l’orientation en Ethiopie, au
Kenya et d’autre rapatriés au Soudan du Sud. Et 8 d’entre eux ont amorcé le chemin du retour
en présence de l’Ambassadrice Sud Soudanaise, Béatrice Wani ; ouvrant ainsi la voie à des
remous dans ce camp en avril 2017. Environ 390 autres reste sous la protection de la Monusco.
Poursuivant, la Porte parole de la Monusco affirme que la Mission Onuisienne vas renforcer le
travail de facilitation auprès des ambassades afin de trouver des solutions pour que les Ex-

combattants restant en RDC puissent partir dans les pays tiers ou être rapatriés afin qu'ils
retrouvent une vie normale.
Pendant ce temps, la population redoute un débordement de ces anciens porteurs d’armes qui
endeuillerait une fois de plus la Province du Nord-Kivu, prévient Sifa Bihene, femme culivatrice
de Munigi.

Par Alain ALAME

By aprocom