Le rapprochement MLC-PALU, des contacts qui rentrent dans l’objectif de fédérer les énergies pour une candidature commune à la présidentielle. Secrétaire-général a.i du Mouvement pour la Libération du Congo a accordé une interview exclusive à 24 News Vision Agency ce lundi 12 mars 2018 au siège du parti.

24 News : Le MLC et le PALU ont entrepri des contacts, quelles en sont les  finalités?

Fidèle Babala : Vous parlez en terme d’actualité, je voudrai plutôt vous rappeler qu’en 2005-2006 nous avons eu des contacts avec le parti du patriarche Antoine Gizenga. Nous n’avons malheureusement pas pu conclure un accord. Nous reprenons aujourd’hui avec eb fil ce que notre Président a toujours répété dans ses différentes adresses. Les congolais doivent apprendre à vivre ensemble. ça c’est le premier élément qui est extrêmement important. Deuxièmement c’est que nous visons l’unité de l’opposition en vue de l’alternance. Le système électoral congolais est battu en sorte qu’aucune personne, aucune formation politique ou tribu ne peut à elle seule gagner les élections. C’est le système de la proportionnelle. bien que contesté nous faisons avec.

24 News : Le MLC a t-il peur de ne pas atteindre le seuil exigé?

Fidèle Babala : Le MLC n’a pas de problème particulier avec le seuil. Notre parti a les capacités à lui seul d’atteindre le seuil. Mais on ne vit pas seul, on vit avec les autres. Nous sommes en train d’approcher ceux qui ont la même vision que nous pour la tenue des élections afin que ces élections nous amène également une alternance démocratique pacifique. Nous discutons avec tous ceux qui peuvent avoir la même vision que nous. C’est dans ce cadre là que je situe les contacts avec Palu.

24 News : Vous avez eu les premiers contact la semaine dernières, et c’est quoi la suite

Fidèle Babala : Nous allons continuer à discuter pour déterminer encore le contenu. L’idéal est que nous arrivions à une candidature commune à la présidentielle. On y est pas encore, on discute et j’espère vivement qu’on y arrivera.

24 News : Nous avons plusieurs partis de l’opposition, notamment au sein du Rassemblement. Vous choisissez plutôt un parti qui est resté pendant longtemps comme allié de la Majorité Présidentielle pour une alliance. Comment justifiez vous ce choix?

Fidèle Babala : Le MLC ne fait pas partie du pouvoir, il ne fait pas non plus partie du Rassemblement. Nous dialoguons avec le Rassemblement depuis longtemps. Nous avons parlé ensemble à l’occasion de la publication du calendrier électoral. Nous avons signé des déclarations identiques bien que chacun a signé de son côté. Nous ne désespérons pas de nous retrouver ensemble. On ne peut pas aller aux élections en solitaire. Ceci est valable pour tout le monde. Rassemblement ou MLC, ce sera suicidaire. Il faut nous entendre pour une candidature commune à la présidentielle. C’est un impératif si non ce sera encore un échec.

24 News : Votre Président est encore détenu à la CPI. Devant cette situation qui vous prive de votre leader, allez-vous soutenir la candidature du Palu à la présidentielle?

Fidèle Babala : C’est une possibilité mais le MLC n’a pas été créé pour soutenir X,Y,Z. En ce qui concerne Jean-Pierre Bemba, nous ne désespérons pas puisque l’affaire la plus importante est encore en cour d’analyse pour qu’un arrêt soit rendu. Nous espérons qu’il sera rendu le plus vite possible. Ca nous permettra de discuter de manière utile avec les uns et les autres. Nous ne désespérons pas d’avoir notre Président à la prochaine présidentielle. Nous allons discuter dans un cas comme dans l’autre avec en tête les intérêts du MLC.

24 News : Quand vous jeter un regard sur le processus électoral et toutes les questions brûlantes qui l’entoure. Quelle lecture faites vous sur ces scrutins. Croyez-Vous à la tenue de ces élections au 23 décembre 2018?

Fidèle Babala : Le MLC et le Front pour le respect de la constitution ont toujours réclamé la tenue des élections. On ne peut accéder au pouvoir démocratiquement que par les élections. Nous avons toujours dit que tout autre voie, y compris le fait que le Chef de l’Etat n’ait pas pu organiser les élections dans le délais, ce qui est à la base de cette crise politique que nous connaissons aujourd’hui , la seule réponse à la crise c’est le respect de la constitution. Donc il faut les élections, pas de troisième mandat pour le Président de la République en place.

Le Médiacrate 

By 24news