Activiste des droits humains,  Francine Mukwaya Sodi, est une congolaise installée en Angleterre. Diplômée en psychologie, elle détient également un master en santé publique au Royaume-Uni. Fondatrice d’une organisation communautaire dénommée Kitunga ya Mboka (le panier du Pays) qui a pour objectif la promotion de la santé publique et l’éducation comme base du développement du peuple congolais, elle est  aussi conférencière et organisatrice des événements qui luttent contre les injustices. Née à Kikwit dans l’ex-province de Bandundu, actuellement Kwilu. Francine est une engagée de la lutte contre l’injustice, une vocation qu’elle tient des valeurs religieuses catholiques lui transmises par ses parents.

‘’ Je suis issue des parents de tradition religieuse catholique, qui nous ont transmis des valeurs chrétiennes. L’une des grandes valeurs fut le respect de la personne humaine, dans sa dignité et ses droits. Ce sont des parents pleins d’amour pour nous leurs enfants, avec l’objectif de nous voir être des personnes utiles pour notre société. ‘’ Nous a t-elle déclaré.

Son engagement pour une société où règne la justice est sans faille.

‘’ Je suis tout d’abord allergique face aux injustices. Depuis ma tendre enfance, j’ai toujours été contre tout ce qui affectait les gens injustement autour de moi.

Bien que loin de son pays, rien ne lui échappe.

‘’ En 2008 quand quand j’étais à Newcastle au Nord-est d’Angleterre, je suivais les nouvelles comme d’habitude… et j’appris une information sur mon pays qui me changea complètement. C’était à propos de la rébellion du CNDP menée par Nkunda Batware. Un mouvement rebelle qui naquit au Sud-Kivu de la RDCongo. Je vus comment ils tuaient les pauvres populations, détruisant tout à leur passage, violant les femmes et jeunes filles sans foi ni loi, pillant les ressources naturelles au vu et au su de tout le monde… J’étais simplement choquée car ce fut un drame scandaleux, inoubliable. Ces exactions me rappelaient la Conférence Nationale Souveraine qui avait entre autres objectifs la lutte contre les injustices et la mauvaise gouvernance du pays.’’

Dans ce combat que mène Francine, bien que parmi plusieurs compatriotes qui luttent pour la même cause dans la diaspora, elle ne voudrait pas se reconnaître dans le concept combattante au sens vulgaire.

‘’ Je ne voudrais pas me définir comme « combattante » au sens vulgaire que d’aucuns de congolais accordent à ce mot depuis la dernière décennie… Je me veux plutôt une militante assidue de la promotion des droits de l’homme, de l’éveil et de la prise de conscience pour un Congo plus beau qu’avant. C’est cela mon combat ’’ Souligne Francine Mukwaya

Le Médiacrate  

By 24news