‘’La rdc se verrait dans l’obligation de se réserver à son tour son droit souverain de prendre des mesures de rétorsion qui s’imposent…’’  L’allocution du vice premier ministre, ministre des affaires étrangères et intégration régionale aux représentants de la communauté internationale vendredi 30 novembre a porté sur les relations entre la république démocratique du congo et l’union européenne.  

En toile de fond,  les mesures restrictives prises le 12 décembre 2016, et le 29 mai 2017 par le conseil de l’union européenne à l’encontre de 16 personnalités congolaises.  Pour l’union européenne, ces personnalités auraient commis des actes faisant obstacle à une sortie de crise consensuelle et pacifique en vue de la tenue d’élections en rdc.  

Réuni dans la grande salle de conférence du ministère des affaires etrangères à kinshasa, le corp diplomatique a été fixé par léonard she okitundu sur la position de la RDC face à ces sanctions.

Pour le patron de la diplomatie congolaise, son gouvernement a rappelé à plusieurs reprises que ces mesures étaient non judiciaires mais foncièrement politiques qui revêtent un caractère arbitraire dans la mesure où elles s’écartent du principe du droit à la présomption d’innocence.

Léonard She okitundu a fait savoir à son auditoire que les recours intentés contre ces mesures sur tous les plans depuis décembre 2016 demeurent jusqu’à ce jours sans suite,  partant lettres mortes. ” nous avons fait des efforts de dialogue pour obtenir la levée de ces mesures qui constituent désormais un handicap dans nos relations” a éclairé le vice Premier Ministre congolais des affaires étrangères.  

Le diplomate congolais soutient que ces sanctions étaient contre productives car ajoute t-il le processus électoral en RDC est dans sa phase cruciale avec le début effectif de la campagne électorale et que le gouvernement de la république avait pris toutes les dispositions logistiques,  et sécuritaires pour le déroulement crédible de ces scrutins. ” malheureusement, suite à ces mesures, il se dégage une inégalité de traitement à ces élections entre les différents candidats frappés par ces mesures et les autres; il s’agit en particulier du candidat du FCC à savoir l’honorable Emmanuel Ramazani Shadary qui est ainsi privé de sa liberté de se mouvoir pour expliquer aux partenaires extérieurs la pertinence de sa vision” a t-il expliqué sous un ton ferme.  

Face à cette ingérence inacceptable dans le processus électoral congolais de la part de l’union européenne, le gouvernement demande la levée de ces mesures.  She okitundu note que dans l’hypothèse où l’union européenne demeurait insensible à cette demande congolaise qui est aussi soutenue par l’union africaine et les organisations sous-régionales africaines habilitées,  cela compromettrait dangereusement les relations entre la RDC et l’UE. “. Face à une telle fin de non – recevoir, le gouvernement de la RDC se verrait en désespoir de cause dans l’obligation de se réserver à son tour son droit souverain de prendre des mesures de rétorsion qui s’imposent dont il préfère taire en ce moment la nature et l’ampleur” annonce le diplomate congolais.  

 

Concernant la maison Schengen,  le vice premier ministre en charge des affaires étrangères rappelle qu’il n’existe aucun accord entre son pays et les Etats Schengen in corpore et encore moins avec l’union européenne sur ledit dispositif consulaire.

JONSARD MIKANDA

By 24news