Le procès de Vital Kamerhe et Samit Jamal reprend ce mercredi 03 juin à la prison centrale de Makala. Accusé de détournement et corruption dans la gestion du programme de 100 jours du Chef de l’Etat, le Directeur de cabinet du Président de la République sera à nouveau à la barre cette fois-ci avec plusieurs témoins convoqués. L’ancien Ministre du développement rural Justin Bitakwira, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo déogratias Mutombo Mwana Nyembo, Amida Shatur Kamerhe, épouse de Vital Kamerhe et Soraya Mpiana sa belle-fille, sont ceux qui seront entendu au cours de cette audience qui est très attendues.

Lors de la dernière comparution,  d’aucuns ont estimé que le directeur de cabinet du Chef de l’Etat a été brillant dans son intervention, convainquant ainsi beaucoup parmi la population qui ont même commencé à croire à l’innocence du président de l’Union pour la Nation Congolaise.  Pour Nixon Kambale, juriste de formation et de carrière, le prévenu n’a pas à convaincre l’opinion.

‘’ En matière pénale, il est souvent recommandé au prévenu de parler moins et de ne répondre qu’aux questions posées. Mais lorsque le prévenu commence à prendre l’attitude à vouloir se défouler évidemment le juge en profite pour écouter plus. En parlant plus il y a certainement des moments où le prévenu arrive à se contredire et cela lui profite ’’, dit ce juriste.

Contrairement à cette opinion qui pense que le prévenu s’est bien défendu lors de l’audience du 25 mais, Nixon Kambale estime qu’il est trop tôt de commencer de dire que tel mène ou tel se défend bien.

Il attire plutôt l’attention du prévenu Vital Kamerhe qui selon lui a tendance à faire de la barre une tribune politique.

‘’ Le fait que le prévenu Kamerhe ait tendance à vouloir faire de ce procès une tribune politique, il risque de se perdre de l’objectif. Parce que dans l’audience du 25 mai, il disait, je vais éclairer l’opinion publique. Au tribunal, on n’éclaire pas l’opinion publique car l’instance à éclairer c’est le tribunal. En faisant ça il veut effectivement plaire à l’opinion alors que le juge est en train de tirer des petites contradictions da ses dires. Cela sera très fatal pour lui au moment où on aura à lui opposer ses propres propos. Son objectif est de convaincre le juge et non le publique. ’’ martèle le juriste Kambale.

La Rédaction

 

 

 

By 24news