” Il n’y a aucun acte d’illégalité dans les récentes ordonnances signées par le chef de l’État.” Cest ce qu’affirme Benjamin Bajikijaie, ancien conseiller juridique de Félix Tshisekedi qui, dans son argumentaire dénonce les manœuvres du FCC visant à pousser le chef de l’État à la haute trahison en violant la constitution.

Pour lui, le Front Commun pour le Congo est dans la logique de la coalition et non de la constitution.Totalement inadmissible, rétorque ce praticien de droit qui, par ailleurs, révèle ce qu’il qualifie de ruse des collaborateurs de Joseph Kabila qui selon lui, ne sont pas du bon côté de l’histoire car, ajoute-t-il, cette constitution a été torpillée par les donneurs des leçons aujourd’hui.

“En contestant donc ces ordonnances, le FCC pousse le chef de l’État à respecter la coalition et non la constitution pour l’accuser plus tard de haute trahison. Le président ayant compris leur jeu, ne tombera jamais dans leur piège. Et croyez-moi, au nom du droit que je pratique, le président de la République ne reculera pas. Ces ordonnances seront appliquées”, a-t-il martelé.

S’agissant de la valeur juridique de l’intérim, Benjamin Bajikijaie ne trouve aucune illégalité à propos du contreseing posé par le Vice-Premier Ministre de l’intérieur, justifié par l’empêchement du Premier ministre qui non seulement était en déplacement mais peut faire l’objet d’une force majeure, c’est-à-dire un accident, un malaise corporel etc. Et là encore , la constitution est claire. L’intérim ne se lègue pas avec précision ni limite mais il est de plein droit, soutient-il.

“Le président informe le Premier Ministre du besoin de contreseing sur des ordonnances et lui transmet les documents. Cela ne fait pas de ce dernier coauteur des ordonnances”, a renchéri ce cadre de l’Union pour la Démocratie et le progrès Social.

Dans la foulée, ce politicien pro-Félix Tshisekesi dit ne pas comprendre les dernières sorties médiatiques du premier Ministre qui, en lieu et place de rendre le tablier, enfonce de plus en plus le pays dans la crise et ouvre sans le savoir la porte au chef de l’État pour dissoudre le parlement.
Qu’il(premier ministre) démissionne pour son honneur, a-t-il insisté.

Rappelons que la Coalition au pouvoir FCC-CACH traverse depuis un bon moment un ciel orageux à BV cause des agendas cachés des uns et des autres. Les récentes ordonnances de Félix Tshisekedi contestées par son allié l’illustrent davantage.

Faustin Kalenga

By 24news