Isolée, suite à la pandémie de la Covid-19, du reste de la capitale, la commune de la Gombe, centre administratif et des affaires a subi, de plein fouet, un marasme économique pendant pratiquement 4 mois.

Se fondant sur les estimations mensuelles des régies financières (DGI, DGDA et DGRAD) et des services d’assiette, un expert du ministère du Budget invité aux ateliers préparatoires de l’élaboration du budget 2021 a rapporté que l’Etat aurait perdu au bas mot 200 millions de dollars chaque mois du fait du confinement du centre des affaires.

Tous les prestataires des biens et services notamment dans les activités mercantiles de toute taille, grande, petite, moyenne et micro entreprises ont éprouvé d’énormes difficultés pour honorer leurs obligations fiscales et parafiscales aux termes échus. Des experts font remarquer la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) compte pour près de 30% des recettes du fisc, mais elle a été en large partie gelée suite à la Covid-19.

L’impôt professionnel sur les rémunérations (IPR), pour plus de 25%. Mais il n’est plus honoré que par les agents publics. L’impôt sur les bénéfices et profits (IPB) qui constitue la principale source des revenus de la Direction générale des impôts (DGI) pour plus de 40% des recettes escomptées repose sur une saisonnalité de recouvrement particulièr, en l’occurrence, le 30 avril 2020 pour le paiement du solde de l’exercice 2018.
Mais avec la paralysie des banques suite à la covid, les recettes ont été moindres. Le 31 juillet pour le paiement du premier acompte provisionnel et le 30 novembre pour le paiement du second acompte provisionnel2019), et du recouvrement des redressements opérés.

L’IBP porte, en effet, sur les bénéfices des entreprises commerciales, agricoles, artisanales, immobilières mais aussi les profits générés par des personnes qui gèrent des activités libérales.

POLD LEVI MAWEJA

By 24news