À trois ans des élections en République Démocratique du Congo, le débat sur les réformes électorales s’invite dans la scène politique. C’est dans ce contexte que depuis deux jours un atelier sur le scrutin de 2023 a été organisé par la Commission Électorale Permanente de l’UDPS (CEP).

Benjamin Bajikijaie l’un des intervenants à cet atelier de réflexion a préconisé ce dimanche, hormis les réformes électorales, le recensement de la population comme préalable majeur avant la tenue de tout scrutin en 2023.

Dans son argumentaire l’ancien conseiller juridique de Félix Tshisekedi, ne conçoit pas une élection en 2023 sans recensement. Pour lui, cet exercice devra permettre à l’actualisation du fichier électoral en lieu et place de l’enrôlement qui a montré ses limites.

S’agissant des réformes électorales, qu’il estime par ailleurs incontournables, l’auteur de la théorie met en exergue dix étapes qui doivent faire l’objet de ces réformes pour garantir la tenue dans les meilleures conditions des élections à l’instar de la plupart de pays à tradition démocratique. Il s’agit pour lui, des réformes ayant trait au cadre juridique, au système électoral et délimitation des circonscriptions électorales, à l’administration électorale, à l’inscription des électeurs, à l’éducation des électeurs, à la campagne électorale, aux opérations de vote, au dépouiillement, aux médias et à la gestion des contentieux électoraux.

Tout ceci conclut-il, permettra à tout candidat , de la base au sommet, à faire sans contrainte sa campagne électorale et participer aisément et avec espoir dans un processus électoral qui se voudra démocratique, ce, avant de rejeter l’actuel loi électorale, qui selon lui, est taillée sur mesure.

Faustin Kalenga

By 24news