C’est au cours d’une interview accordée à notre rédaction que le député honoraire Basile Olongo a fait savoir l’impossibilité de tenir les élections dans délai imparti.

Selon l’ancien vice ministre de l’intérieur, le contexte Socioéconomique actuel issue de plusieurs tractations politique et la pandémie qui s’est invitée dans le débat n’est pas favorable à la tenue du scrutin en 2023 comme la loi le prévoit. Pour ce faire, il fonde son argumentaire autour de trois axes principaux pour justifier le délai intenable des élections.

Il s’agit selon Basile Olongo de L’organisation du bureau de la CENI qui n’a pas encore son président ainsi les délégués des parties prenantes, des réformes électorales comme gage à l’élection future et du recensement de la population clé de voûte d’une élection crédible.

À propos de la CENI, Basile Olongo évoque l’entérinement contesté de Ronsard Malonda qui est l’une des causes principales susceptibles d’occasionner ce report qu’il juge essentiel.

” À l’allure où vont les choses ayons le courage de se dire la vérité en face. On aura pas les élections en 2023. Quand est ce que les confessions religieuses vont se réunir pour nous trouver un autre candidat et si celui la aussi ne fait pas l’unanimité.comprenez que le délai est intenable” a-t-il soutenu.

S’agissant des réformes électorales, le député honoraire , tout en s’alignant derrière la démarche de treize personnalités, recommande que ce consensus ne soit pas exclusivement réservé à quelques leaders de la scène politique.

“Tout le monde doit y participer pour apporter son expertise afin de garantir de bonnes élections qui peuvent avoir lieu même en 2026.” Renchérit Basile Olongo.

Par ailleurs, l’ancien vice ministre de l’intérieur préconise le recensement de population pour crédibiliser le scrutin à venir.

On est pressé pour aller où? S’interroge-t-il avant de brandir son expertise acquise au ministère de l’intérieur démontrant que l’enrôlement avait montré ses limites.D’où le recensement de la population afin d’identifier tout congolais et espérer organiser une élection crédible qui en dépend quel que soit le temps que cela peut prendre. Au cas contraire ajoute-t-il le ciel ne tombera jamais.
Pour cela Le président de la République a intérêt de prendre tout son temps pour éviter aux congolais ce qu’ils ont déploré dans le passé. Kabila l’a fait en 2016 et nous avons eu la passation du pouvoir en 2019.” Conclut-il.

Dans la foulée, Basile Olongo appelle les membres du FCC à éviter de créer inutilement ce qu’il appelle Crise artificielle en voulant opposer le premier ministre au chef de l’État pour accomplir leur agenda caché.

Faustin Kalenga

By 24news