Pour le président de la Commission Électorale permanente de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (CEP), il est indélicat que les hauts magistrats, juges de la Cour Constitutionnelle soient-ils, défient l’autorité du chef de l’État, en foulant au pied leurs nominations par ordonnance présidentielle à la Cour de Cassation.

Estimant par ailleurs que les deux juges s’exposent à une action disciplinaire de la magistrature, Jacquemin Shabani dit voir cependant dans la correspondance adressée au chef de l’État par les deux juges ce qu’il qualifie de dose politique venant d’un camp bien connu.

«Je crains fort que la démarche de ces deux juges soit motivée par les accointances politiques et en reflète par conséquent une dose politique.»

S’agissant des solutions à proposer quant à ce, l’ancien Secrétaire Général du parti présentiel croit à un sursaut patriotique d’ordre politique.

« Il est vrai que la situation dans laquelle nous nous trouvons est purement technique. Mais la solution à ce problème ne peut venir que des politiques» , soutient-il avant d’ajouter que «les institutions ne peuvent pas être bloquées pour les caprices des uns et des autres.»

Très modéré, le président de la CEP a, dans la foulée, évoqué la problématique liée à des réformes électorales comme gage avant de parler des élections à venir.

Faustin Kalenga

By 24news