JIJ 2020/ André Mukadi : «J’en appelle à la conscience de nos décideurs afin de ne pas lancer des slogans pour faire plaisir à la jeunesse»

La Journée internationale de la jeunesse, JIJ, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1999, est commémorée le 12 août de chaque année afin d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les problèmes de la jeunesse et célébrer le potentiel des jeunes en tant que partenaires dans la société.

«Je connais les jeunes de mon pays, je leur parle, je connais leurs problèmes et difficultés », disait le chef de l’Etat le 13 déc 2019 dans son discours à la Nation. Une réalité tout à fait contraire de ce qui se vit sur le terrain.

Dans un entretien accordé à la rédaction de 24newsagency.com, le jeune juriste et chercheur en droit, André Mukadi déplore les conditions dans lesquelles vit la jeunesse congolaise.

“Très souvent les problèmes de la jeunesse sont connus et reconnus dans les discours des autorités publiques, comme l’a fait le chef de l’Etat dans son discours sur l’état de la Nation. Mais si ces problèmes devraient être résolus par un discours je crois bien que nous ne serions plus là à les reconnaître car c’est depuis l’indépendance que notre jeunesse est sans emploi et n’a généralement pas d’ opportunités d’investissement», a-t-il déploré.

A l’en croire, les discours doivent être suivis des actes et les actes en question devront être sanctionnés par des réformes législatives. C’est là la seule voie possible qui mène à la résolution des problèmes de la jeunesse qui a fini par perdre confiance et espoir dans les discours.

Ce jeune révolutionnaire, la vingtaine révolue, dénonce le système selon lequel “ce n’est plus le peuple qui choisit ses élus, mais plutôt les élus qui choisissent malheureusement les électeurs”.

Pour faciliter l’intégration de la jeunesse congolaise dans les institutions , André Mukadi suggère la limite des mandats des députés et sénateurs à deux, non renouvelables.

«Pour mettre fin à cette pratique et pour favoriser l’intégration de la jeunesse dans nos institutions parlementaires nationales comme provinciales, il faudra limiter le nombre de mandats des députés et sénateurs à deux non renouvelables. Ceci sera le seul moyen de remédier aux obstacles que connaissent notre jeunesse à intégrer facilement nos institutions en plus du fait que la caution électorale coûte déjà plus que ce que peut toucher un jeune congolais», a-t-il suggéré.

Par ailleurs, Un appel à la conscience est lancé aux autorités compétentes.

«En cette journée internationale de la jeunesse, j’en appelle à la conscience de nos décideurs afin de ne pas lancer des slogans pour faire plaisir à la jeunesse, mais d’agir par des réformes visant à promouvoir la place de la jeunesse dans la prise de décisions et à résoudre leurs vrais problèmes.» a-t-il lancé .

Dans ce même contexte, la jeunesse congolaise est appelée à prendre conscience, à croire en l’avenir et à se prendre dignement en charge.

Yvette Ditshima

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