Cour constitutionnelle: L’instruction”piège” de Félix Tshisekedi à Ilunga Ilunkamba

Toutes les hypothèses sont possibles à envisager dans une coalition dont les acteurs ont visiblement , chacun un agenda caché, 22 mois après leur gestion commune de la République. La prestation de serment annoncée par les juges de la cour constitutionnelle comme Félix Tshisekedi le souhaite mettra sûrement à nu la profonde crise tant évitée au pays de Lumumba selon un analyste qui avance dans le cas d’espèce deux hypothèses pour justifier cela.

Premièrement , le fait que le chef de l’état donne des instructions au premier ministre sur base de l’article 10 de la loi organique de la cour constitutionnelle pour prendre des dispositions nécessaires et faciliter au protocole de l’état l’organisation de la prestation de serment de trois juges de la Cour Constitutionnelle.

Selon plusieurs observateurs , cette “instruction piège” de Félix Tshisekedi vise à mettre Sylvestre Ilunga devant un fait accompli. “Refuser d’une part d’exécuter ladite instruction et perdre la confiance du président de la République , ce qui entraînerait sa démission y compris celle de son gouvernement ; Et d’autre part , exécuter cette décision qui sera d’emblée rejetée par les chefs de deux chambres du parlement qui n’entendent pas reculer à ce sujet et se disent être attachés aux textes.

Dans ce contexte, observe-t-on , une crise dont parle la constitution entre le gouvernement et le parlement sera établie sans nul doute pour enginn faire les affaires de Félix Tshisekedi qui n’aura pour seule alternative la dissolution du parlement.

Si d’aucun estiment cependant que Félix Tshisekedi ne veut pas organiser la prestation de serment avant 2021 comme il le menace , mais plutôt jouer avant le temps pour attendre la fin des mandats de juges prévue en avril 2021. Mais sa vraie carte serait de mettre son allié dans la coalition dos contre mur , pour profiter d’une éventuelle crise entre Ilunga Ilunkamba et le duo Mabunda et Thambwe Mwamba afin de s’ériger en garant des nations pour dissoudre le parlement.

Toutefois , la crise est enfin là. Selon certaines indiscrétions , la prestation de serment de trois juges pourrait intervenir avant la fin de la semaine prochaine à la cité de l’Union Africaine, Joseph Kabila et ses acolytes pourront se contenter de leur majorité au parlement pour bloquer toutes les réformes notamment en rapport avec la CENI et l’appareil judiciaire. Pourrons-nous imaginer un pays engagé sur de nouvelles réformes comme le souhaite le président de la République sans un parlement qui lui est acquis? C’est en cela que va inévitablement constituer cette crise. Attendons voir. De part et d’autre, l’imprévisible pour gagner la donne. Même si certains estiment qu’une réunion inter-insititionnelle pourrait décanter la situation.

Faustin Kalenga