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mardi 9 mars 2021

La guerre de clans dans le pré-carré relooké de Fatshi ? Rien de bien nouveau. En l’occurrence, c’est le contraire qui aurait étonné. Depuis la nuit des temps, les entourages des hommes au pouvoir ont rarement- c’est un euphémisme- été de longs fleuves tranquilles.

Pour un pouvoir œcuménique comme celui issu de la mort par euthanasie du couple FCC-CACH, il est dans l’ordre normal des choses que chaque artisan- réel, auto-proclamé ou putatif – de ce haut fait d’armes tienne à marquer son territoire. Question de se positionner idéalement en vue d’engranger le maximum de dividendes.

Surtout dans la perspective de plus en plus proche du partage des portefeuilles ministériels.
Ce gouvernement ressemble au nec plus ultra du gros gibier que se partagent dans nos villages africains les chasseurs qui l’ont abattu. Et comme l’a si bien dit John Fitzgerald Kennedy, “la victoire a cent pères, mais la défaite est orpheline”.

Cette citation du légendaire Président américain va comme un gant à la success story de l’homme du 24 janvier 2019 dont la transmutation, façon X-OR est revendiquée par plusieurs cénacles.
D’où, cette guéguerre de faiseurs de rois dont tout semble indiquer que l’on n’en est qu’au début. Le Président étant obligé, par la nature éclectique de son pouvoir et les enjeux à venir, de maintenir ces différents cercles qui gravitent autour de lui. Du pain béni pour tout ce que la faune politique congolaise compte de flagorneurs, de situationnistes, de manipulateurs et même de maîtres-chanteurs !

Outre-tombe, le Maréchal Mobutu pourrait prodiguer quelques conseils utiles à son lointain devancier sur le bon usage des entourages. Son prédécesseur direct continue d’expérimenter à ses dépens les contrecoups de l’ambivalence, de la duplicité, de la cupidité et surtout du nombrilisme des courtisans et autres sherpas.
Il appartient donc au Président de tirer le meilleur parti de tous les chefs de clans, sans se laisser enfermer dans une seule de nombreuses chapelles. Car, in fine, ici plus que sans doute ailleurs, le pouvoir n’est jamais collectif pour que la responsabilité devienne anonyme.

En cas d’échec, un seul nom sera sur toutes les lèvres: Fatshi. Elle est orpheline …la défaite.

José NAWEJ

By 24news