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L’UNICEF est au chevet des jeunes filles et des femmes congolaises pour endiguer les violences basées sur le genre et les violences sexuelles et cela dans le cadre de la campagne dénommée ,”ma voix est notre voix”.Debutée en Equateur ,cette campagne va s’étendre sur le territoire national.

Elle est motivée par le besoin de réveiller la conscience de la jeune fille, en particulier, et de la femme, en général, afin qu’elle prenne conscience des risques qui découlent des violences basées sur le genre et les violences sexuelles.

D’autre part,cette campagne veut attirer l’attention de la communauté sur ces types de violence qui finissent par être banalisées. Les thématiques abordées s’adaptent à l’auditoire, et celui-ci a été recensé par le canal de 50 femmes du terroir et certaines Ong locales. “Le mariage précoce”, c’est le thème choisi, parce que ce phénomène est fréquent dans cette partie du pays. Et “Ma voix est notre voix” permet aux jeunes filles, elles-mêmes, de se choisir la thématique qui les met à l’aise.Influenceuse de cette campagne,l’artiste-musicienne Céline Banza permet aux jeunes filles d’avoir une vraie interface qui leur permet de se sentir à l’aise. Pour rappel, Céline Banza est une chanteuse de la RDC et lauréate du prestigieux concours des jeunes talents qu’organise Radio France Internationale (Rfi).

La particularité de la campagne, c’est aussi son caractère pédagogique. L’UNICEF a opté pour un style de forum au cours duquel les femmes et les jeunes filles ont la possibilité de poser des questions, et par la même occasion recevoir des réponses appropriées de la part des organisateurs qui sont notamment les Ong locales et internationales, la notabilité coutumière, mais aussi le Gouvernement, par le biais du ministère des Affaires sociales et du Genre. D’ores et déjà, un numéro vert (122) existe pour permettre aux femmes et jeunes filles d’entrer en contact avec l’UNICEF et lui soumettre leurs différentes préoccupations. Et tout de suite, elles seront orientées vers un spécialiste en tenant bien sûr compte de la nature du problème.

Après plusieurs échanges avec les jeunes filles, il se dégage un constat, reconnaissent Sylvie Sona, chargée de la communication de l’UNICEF et Céline Banza. 40 % des femmes ont contracté le mariage à l’âge de 18 ans et 11 % avant 15 ans. Et la cause,

C’est bien entendu le manque d’une bonne éducation sur la santé de reproduction, et les conséquences sont, entre autres, les grossesses précoces, le mariage d’enfants et les différentes violences basées sur le genre. Lorsqu’on parle des violences basées sur le genre, on fait allusion aux différentes discriminations auxquelles fait face la jeune fille et les différents sévices que subissent les femmes dans le mariage.

Pour remédier à tous ces problèmes, la campagne, “ma voix est notre voix” vise ainsi à réveiller la conscience de la jeune fille à travers des forums pour la prise de conscience des femmes et des jeunes filles aux fins de mettre un terme à cette situation. La campagne donne à la jeune fille la capacité nécessaire pour se prendre en charge et dire non à certains abus, tout en lui permettant de devenir autonome. Et en cas d’abus, “Ma voix est notre voix” met à la disposition des jeunes filles un numéro vert (495555) pour le dénoncer.

Par le canal de la campagne “Ma voix est notre voix”, l’UNICEF se réfère au nouveau Code de la famille qui interdit toute forme de mariage précoce. En même temps, L’UNICEF sensibilise de facto, par cette campagne, les leaders coutumiers, religieux, ainsi que toute personne disposant d’une parcelle d’autorité publique , pour que ce genre de pratique prenne fin.

Rédaction

By 24news