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Chaque le 17 Mai de l’année, la République Démocratique du Congo (RDC) commémore l’entrée des troupes de L’AFDL conduites par Laurent Désiré Kabila dans la ville de Kinshasa pour chasser Mobutu au pouvoir 32 ans après son règne. Cette journée a été dédiée aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) pour leur sacrifice dans la pacification du pays.

Cependant, cette journée reste inoubliable pour les personnes qui avaient vécu cet événement. C’est à l’exemple du Docteur Babah, de la polyclinique santé plus, une structure sanitaire de la ville de Beni dans la province du Nord-Kivu. Celui-ci indique avoir des souvenirs de cette date. L’un des plus grands souvenirs est qu’il a, avec certains membres de sa famille et amis parcouru des centaines de kilomètres à pied pour échapper aux violences.

“…pour dire vrai, quand les troupes Rwandaises entrent pour la première fois chez nous (Bukavu), ils se sont affrontés aux congolais en tirant à bout portant. Ils entrent dans les maisons, ils tuent. C’est sous cette pression là que toute la ville va se vider. Bukavu est maintenant entouré au Sud-Est par l’armée Rwandaise qui a prit d’abord LEMERA et qui avance jusqu’à traverser la rivière Ruzizi. Là, c’est tout le monde qui doit fuir vers la route qui mène vers Kisangani. C’est comme ça que nous avons fui sans rien, nous avons fait le pied de Bukavu jusqu’à Kisangani”, a-t-il témoigné.

Comment les civils étaient-ils protégés en cours de route ?

“… à ce moment là nous marchions à trois groupes. Les Forces armées zaïroises (FAZ) étaient en avance avec les officiers et ils pillaient tout ce qu’ils trouvaient à leur passage. Il y avait aussi les Inti Raham et les Hutu, eux aussi qui sont entrain de fuire les massacres perpétrés par les troupes Rwandaises sont protégés par les milices. Alors nous, nous étions protégés par les Maï-Maï. Ceux-ci pouvaient nous prévenir avant d’entrer dans les villages où les FAZ sont passés. Dans ces différents villages, on trouvait la nourriture abandonnée par les habitants. Et nous faisions 15 à 30 kilomètres par jour”, a répondu le Docteur Babah.

La personne ressource réagissant au changement de cette journée qui, actuellement se célèbre en mémoire des FARDC engagées dans la protection de l’intégrité territoriale, pense que ce changement n’a pas sa raison d’être car selon elle, le pays doit avoir son histoire faisant allusion à l’histoire de la France où les Français se souviennent toujours des efforts de Napoléon Bonaparte.

Gires Kasongo

By 24news