Le site des déplacés de Don Bosco NGANGI, dans le territoire de Nyiragongo connaît depuis deux semaines des conditions de vie inhumaines . Pas d’eau potable. Les tanks sont vides. Conséquence, les déplacés ne savent plus se laver, voire faire la vaisselle. Au risque de plusieurs maladies de main sale. Ces gens qui ont fui la guerre du M23 dans leurs milieux respectifs lancent un cri d’alarme. Ces déplacés qui se sont confiés à nous , parlent d’un calvaire:
« Ça fait deux semaines; on n’avait pas de l’eau. On ne savait pas à quel saint se vouer ; on ne se lavait plus ; nos toilettes étaient malpropres. Que les autorités ne se lassent pas de nous approvisionner en eau; c’est notre requête », déplore un déplacé.
« Nous faisons deux semaines sans eau. Beaucoup de gens sont tombés malades suite à cette situation. L’eau nous aide à la toilette et à la lessive », ajoute un autre.
Le chef du camp reconnaît qu’il y a pénurie d’eau. Mais pour une semaine et non deux comme disent les déplacés. Justin KAMANA ; responsable du site justifie cela par le désengagement de l’ organisation humanitaire qui ravitaillent les tanks en eau:
« Ce n’est pas deux semaines ; c’est 7 jours et le huitième jour ; CONCERN a réalisé ce qu’il avait promis et c’était pour réaliser le projet qui était en cours. Le problème a été réglé et il y a de l’eau partout. CONCERN nous avait expliqué qu’il venait faire le relevé de Mercy Corps, nous étions déjà informés »
Selon l’OMS, une personne ne peut survivre que quelques jours sans eau. C’est parce que chaque système du corps a besoin d’eau pour fonctionner correctement.
Daniel Muhindo
