En face des journalistes ce lundi 10 juillet, le ministre de la communication et des médias Patrick Muyaya avec deux de ses collègues à savoir Péter Kazadi, Vice-premier ministre de l’Intérieur et affaires Coutumières, et le Vice-Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention, Dr. Serge OLENE OBE A NZEM ont abordé les grandes questions au coeur de l’actualité à Kinshasa, à savoir le phénomène kidnapping et tout ce qui l’entoure et le préparatifs des IXe jeux de la Francophonie dans son aspect santé.
Le patron de la sécurité intérieure est revenu sur les différentes formes d’insécurité qui mine la ville province de Kinshasa. Du phénomène Kuluna au kidnapping en passant par le phénomène milice « Mobondo » qui s’est étendu jusqu’à la capitale.
Peter Kazadi qui s’est félicité du procès des kidnappeurs qui ont été condamnés la semaine dernière se dit déterminé à poursuivre la lutte contre ce phénomène et le banditisme urbain communément appelé » Kuluna ».
» Il n’ya pas de trafic d’organes humains à Kinshasa » ,a souligné Péter Kazadi qui soutient qu’aucune preuve ne leur a été soumise dans ce sens et que personne n’est venue se plaindre au service de sécurité pour affirmer l’existence d’une telle transaction.
Le vice-ministre de la santé a en tant que professionnel dans ce domaine a expliqué la complexité d’une telle opération qui est soumise à plusieurs préalables et dispositions qu’on ne trouve pas sur place au pays.
Un trafic d’organes demande une infrastructure. Non seulement il faut avoir des infrastructures, il faut aussi avoir des gens expérimentés pour prélever les organes mais aussi les conditions de conservation et de transport. Et il faut savoir sur ces organes qui sont prélevés ont une vie limitée (…) Pour retirer un organe, ce sont des chirurgiens et des équipes entraînées. Et ça ne prend pas moins de 12 heures. Les gens ne savent pas de quoi ils parlent », a déclaré le numéro 2 de la santé publique.
Le Vice-Premier ministre de l’Intérieur et sécurité a martelé sur la détermination du gouvernement de la République de restaurer l’Autorité de l’État.
« Les résultats sont là. Nous sommes en train de faire sentir l’autorité de l’État puisqu’il reste au-dessus de tout le monde, personne ne peut le défier indéfiniment. Nous continuons ce travail, et je pense que d’ici-là, puisque nous allons intensifier les actions, nous avons d’abord cibler Kinshasa comme la ville test pour voir l’efficacité des méthodes que nous appliquons, et après quelques jours, nous allons étendre dans nos provinces partout où il y a l’insécurité afin que nous puissions juguler cette situation qui nous frappe tous puisque l’insécurité peut frapper tout le monde », a-t-il rassuré.
Dans le contexte de préparatifs des jeux de la Francophonie qui débutent dans moins de 3 semaines, les defis restent de taille pour que la RDC puisse gagner le pari de ce grand rendez-vous sportif le plus important pour le pays depuis 1974 où le Zaïre de Mobutu a accueilli le combat du siècle.
La réception de 16 ambulances sur 20 prévues est un grand pas pour lequel s’est félicité le vice ministre de la santé publique, Hygiène et Prévention, Dr. Serge OLENE OBE A NZEM qui a rassuré que toutes les dispositions sont prises dans la sécurité médicale à Kinshasa surtout à l’approche des IXès Jeux de la Francophonie prévus du 28 juillet au 6 août 2023.
Revenant à son tour sur la lutte contre le banditisme urbain, le porte-parole du gouvernement a souligné lui aussi l’engagement du gouvernement à lutter pour l’éradication de ce fléau qui plonge la population dans la psychose.
» à Kinshasa nous avons assisté ces derniers jours à des coups de filet. D’abord ces milliers de Kulunas qui ont été arrêtés, présentés au stade des Martyrs, et ensuite vous avez vu qu’on a arrêté ceux qu’on a présenté comme responsables des cas de kidnapping. À Kinshasa il y a eu un procès et des condamnations. Et la plupart ont été condamnés à perpétuité. Toutes ces choses sont faites sous la supervision du Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières », a déclaré Patrick Muyaya.
Et de poursuivre :
« Vous savez que les infrastructures destinées à accueillir les compétitions sportives ont été apprêtées. Les derniers coups de balai sont en cours mais qu’il y a des dispositions qui sont prises aussi tant que niveau sécuritaire pour assurer la sécurité des athlètes durant la compétition et de toutes les délégations qui vont arriver. On les attend par milliers. Et vous savez aussi que la santé est une des préoccupations principales qui concerne l’organisation de ces jeux parce qu’il est question de s’assurer que les athlètes qui viendront, en cas d’urgence, quelles sont les mesures qui sont prises ».
Rappelons que, la ville de Kinshasa vit depuis un certain temps une situation d’insécurité caractérisée par les enlèvements qui alimentent les rumeurs sur le trafic d’organes. Les trois membres du gouvernement ont donc par cet exercice de redevabilité démontré que si les enlèvements sont bien réels, le trafic d’organes à l’approche des élections relève de la manipulation qui demande plus de vigilance de la part de la population alors que les forces de sécurité doivent continuer à travailler pour securiser la ville.
Jacques Amboka
