Les scrutins de 2023 rendent vers son grand jour à savoir le 20 décembre date fixée par la CENI pour le vote en République démocratique du Congo. La CENI avait enregistré au départ 25 candidatures, et la Cour constitutionnelle en a confirmé 26, avec deux femmes dont Marie-José Ifoku, qui revient pour la deuxième fois dans cette bataille, et Joëlle Bile qui a été repêchée par la Cour constitutionnelle.

Quand on parlait de grosses têtes de cette bataille pour le fauteuil qu’occupe Félix Tshisekedi, quatre noms étaient cités en commençant par lui-même le Président sortant, candidat à sa propre succession, Martin Fayulu l’opposant farouche qui n’a cessé de revendiquer sa victoire aux élections de 2018, Moïse Katumbi ancien gouverneur du Katanga, présenté par certains comme l’homme le plus riche du pays, et Denis Mukwege, le prix Nobel de la paix, l’unique que compte le pays.

Parmi tous ces noms, mis à part Félix Tshisekedi qui par sa casquette du chef de l’État a accès à plusieurs salons, le médecin directeur du centre hospitalier de Panzi à Bukavu dans la province du Sud-Kivu, le docteur Denis Mukwege est certes le plus respecté et plus introduit dans les milieux influents à travers le monde. Une considération née d’un rôle qu’il joue auprès des femmes victimes de ces violences indescriptibles à l’ Est de la RDC. Denis Mukwege par son dévouement, qui force l’admiration de toute la communauté internationale, lui a valu ce prix et tant d’autres à travers le monde.

Un prix Nobel de la paix, est une carte qui ouvre les portes dans tous les milieux et qui impose le respect. Denis Mukwege est donc un symbole de fierté pour la République démocratique du Congo et son incursion en politique devrait soit passer ou casser. Le médecin de Panzi avait subi une pression de la part d’une partie de la population de Bukavu, lui demandant de postuler à la présidentielle de 2023.

L’homme a aussi pris son temps de réflexion avant de dire son « Oui « et s’engager. Pour certains observateurs, Mukwege serait un plan B pour les occidentaux au cas où la candidature de Moïse Katumbi serait rejeté.

Cependant, par sa carrure, il serait malvaillant d’accepter une telle initiative, si réellement il en était le cas. Alors que la campagne électorale tire à sa fin, car il ne reste que 7jours, l’opinion de pose la question de savoir où est le Prix Nobel de la paix ? Où est passé le candidat numéro 15 qui à l’annonce de sa candidature semblait donner plus d’inteceles laissant croire à un grand Challenger de Félix Tshisekedi ?

Denis Mukwege, est tout simplement inaperçu sur terrain à tel enseigne que le camp Tshisekedi doit regretter les déclarations du candidat numéro 20 qui lors du dépôt de sa candidature avait attaqué Denis Mukwege, donnant l’impression d’avoir peur du docteur réparateur des femmes, alors qu’il n’était ni de loin, ni de près un Challenger de poids.

Pourquoi le Prix Nobel s’est il jeté dans cette boue qui risque d’affecter sa grandeur et le respect qu’inspire ce concept ?

Pourquoi ne va t-il pas s’alligner derrière un autre ? La campagne pour la présidentielle a vu Mukwege s’effacer, pour dire à tort ou à raison,  » À chacun son métier et les vaches seront bien gardées « .

Jacques Amboka