La Chambre de Commerce Luxembourg–RDC (CCLUX-RDC) entend donner une nouvelle dimension aux relations économiques entre la République démocratique du Congo et le Grand-Duché de Luxembourg. Réunie en assemblée générale ordinaire le 5 septembre à Luxembourg-Ville, elle a adopté un plan stratégique pour la période 2026-2027. Parmi les principales mesures annoncées figurent l’ouverture d’un bureau permanent à Kinshasa, l’élargissement de son comité directeur à douze membres ainsi que l’organisation d’un Forum économique bilatéral prévu en octobre 2027.
L’implantation d’une antenne permanente dans la capitale congolaise constitue l’un des axes majeurs de cette nouvelle feuille de route. La structure veut ainsi être davantage présente sur le terrain pour identifier des projets, mettre en relation les opérateurs économiques et assurer le suivi des partenariats. Ses domaines d’intervention couvrent notamment les investissements, la formation, l’agriculture, les énergies renouvelables, la finance verte, la logistique, le tourisme , l’économie circulaire et le transports.
La CCLUX-RDC ambitionne également de rapprocher deux environnements économiques aux profils différents mais complémentaires. Le Luxembourg dispose d’une importante expertise dans les services financiers et l’investissement, tandis que la RDC possède d’importantes ressources minières, énergétiques et agricoles et affiche des besoins considérables en infrastructures et en financement. La Chambre souhaite jouer le rôle d’intermédiaire entre entreprises, investisseurs, institutions publiques et porteurs de projets des deux pays.
Le calendrier prévoit plusieurs étapes avant le Forum économique de 2027. Une première phase doit permettre de renforcer la visibilité et l’ancrage de la Chambre en RDC, avec notamment une rencontre de networking annoncée pour novembre 2026 et une sortie officielle prévue en mars 2027. Des échanges avec la Banque centrale du Congo, les autorités de Kinshasa et différents ministères sont également envisagés, avant une phase consacrée à l’accélération des relations d’affaires et à la préparation d’une foire agricole congolaise au Benelux.
Dans le contexte économique actuel de la RDC, marqué par la nécessité de diversifier l’économie, de mobiliser davantage de capitaux et de favoriser la transformation locale des ressources, cette chambre de commerce pourrait constituer une passerelle supplémentaire vers les investisseurs et les entreprises européennes. Son impact dépendra toutefois de sa capacité à transformer les rencontres et les projets annoncés en investissements concrets, en emplois, en partenariats durables et en opportunités pour les entreprises congolaises.
Jacques Amboka
