Une nouvelle pratique d’intoxication suscite des inquiétudes dans les rues de Kinshasa. Baptisée « Mpuku amemi congélateur », elle reposerait sur la consommation détournée d’un mélange de médicaments par certains jeunes, faisant craindre de graves conséquences sur la santé.
Selon plusieurs témoignages, ce mélange contiendrait notamment de la cyproheptadine, de la prométhazine, du tramadol et du diazépam. Leur association pourrait entraîner une forte somnolence, une perte de vigilance, des troubles du comportement et, dans les cas les plus sévères, des convulsions ou des intoxications potentiellement mortelles.
La composition exacte de cette substance reste toutefois à établir scientifiquement. Une identification précise des produits utilisés apparaît donc indispensable pour mesurer les risques et mieux encadrer cette pratique, qui semble gagner en visibilité auprès des jeunes.
Face à la circulation de contenus qui contribuent à banaliser ce phénomène, l’urgence d’une réponse se fait davantage sentir. Sensibilisation, contrôle des médicaments et lutte contre leur usage détourné constituent autant de leviers pour freiner sa propagation et préserver la santé de la jeunesse congolaise.
Nathan Amboka
