Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les violences enregistrées lors des manifestations du 15 septembre 2026 à Kinshasa ainsi que dans d’autres villes et localités de la République démocratique du Congo.
Dans un communiqué n°0034/CAB/ME/MIN/J&GS/2026, publié le 21 septembre, le ministère de la Justice indique avoir donné injonction au procureur général près la Cour de cassation de faire procéder à cette enquête, conformément à ses attributions légales.
L’enquête devra porter sur l’ensemble des faits susceptibles de recevoir une qualification pénale dans le contexte de ces manifestations. Elle concerne notamment les actes de violence, les blessures, les destructions, les allégations de décès ainsi que les interpellations intervenues au cours des événements.
Les autorités judiciaires sont appelées à recueillir et à examiner les éléments de preuve afin d’établir la matérialité des faits, leurs circonstances et, le cas échéant, les éventuelles responsabilités pénales des personnes impliquées.
Le ministère de la Justice précise que l’ouverture de cette procédure ne préjuge pas de son issue. L’enquête devra déterminer, sur la base des éléments recueillis et conformément à la loi, les éventuelles responsabilités dans les incidents signalés.
Le communiqué rappelle également les garanties constitutionnelles et légales accordées à toute personne interpellée ou mise en cause, notamment la présomption d’innocence et le respect des droits de la défense.
Cette décision intervient six jours après les manifestations du 15 septembre, organisées à l’appel de l’opposition et du regroupement C64. Selon l’opposition, ces manifestations ont fait plusieurs blessés et donné lieu à plusieurs interpellations. Elle fait également état du décès d’une personne. Ces allégations devront désormais être examinées dans le cadre de l’enquête judiciaire.
Zéphyrin Amboka Pengume
