La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, a défendu, mercredi 23 septembre à New York, le projet de Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, lors de son intervention à la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies. Elle a présenté cette initiative comme un complément aux efforts diplomatiques engagés pour parvenir à une paix durable dans la région des Grands Lacs.

Abordant la situation politique intérieure, la cheffe du gouvernement a expliqué que ce dialogue doit permettre de s’attaquer aux causes structurelles des fragilités du pays et de renforcer l’unité nationale. Elle a précisé qu’il est ouvert aux forces politiques et sociales attachées à la République, à la Constitution, à l’intégrité du territoire et au rejet de la violence.

Judith Suminwa a surtout voulu clarifier la finalité institutionnelle du processus. « Ce dialogue ne vise ni à contourner les institutions, ni à organiser un partage du pouvoir », a-t-elle déclaré. Elle a également réaffirmé la disponibilité du gouvernement à poursuivre les échanges avec les différentes composantes de la société congolaise, assurant que « la main du gouvernement demeure tendue ».

La Première ministre a par ailleurs distingué les fragilités internes de la RDC de la crise sécuritaire dans l’Est. « Aucun dialogue intérieur ne saurait transformer une agression extérieure en simple différend domestique », a-t-elle affirmé, tout en soulignant qu’« aucune agression extérieure ne doit dispenser la RDC de corriger ses propres faiblesses ». Pour Kinshasa, le dialogue national doit ainsi accompagner les efforts diplomatiques pour la paix tout en contribuant au renforcement de la cohésion et des institutions nationales.

Zephy Amboka Pengume