Depuis l’arrivée de Félix-Antoine Tshisekedi à la tête de la République démocratique du Congo, Mbuji-Mayi connaît une accélération de plusieurs projets d’infrastructures. Longtemps confrontée à la dégradation de sa voirie et aux difficultés de mobilité, la capitale du Kasaï-Oriental est devenue un important chantier de modernisation.
Sur le plan routier, plusieurs artères urbaines ont été réhabilitées et asphaltées. En février 2026, 35 kilomètres de voirie modernisée ont été officiellement remis aux autorités, avec notamment le marquage au sol et l’installation de l’éclairage public sur plusieurs axes. En juin 2026, les travaux d’asphaltage de la RN1 ont également débuté sur environ 8 kilomètres traversant la ville.
Le désenclavement de Mbuji-Mayi constitue également un autre axe majeur. Le gouvernement a lancé la modernisation de la RN2 Mbuji-Mayi–Kabinda–Mbanga, un corridor de 280 kilomètres destiné à améliorer les échanges entre le Kasaï-Oriental et la Lomami. D’autres projets concernent la RN1 et les principaux axes reliant Mbuji-Mayi aux autres villes de l’espace Kasaï.
L’éclairage public accompagne cette transformation. Des lampadaires solaires ont été installés sur plusieurs avenues, notamment dans le cadre des travaux de réhabilitation de la voirie. Cette évolution permet à certaines artères de rester animées après la tombée de la nuit et contribue, selon des témoignages locaux, à améliorer la sécurité et la circulation nocturne.
Au-delà des routes et de l’éclairage, les projets engagés touchent également l’accès à l’eau et d’autres infrastructures sociales. Mbuji-Mayi reste confrontée à d’importants défis, notamment l’entretien des ouvrages et l’achèvement des grands chantiers, mais les travaux réalisés ces dernières années témoignent d’une transformation progressive du paysage urbain.
JAM
