La République démocratique du Congo et l’Italie veulent donner un nouvel élan à leur coopération. Une étape importante a été franchie ce mardi à Rome avec la signature d’un mémorandum d’entente entre la RDC et MED’OR, en présence de son président, Marco Minniti, et de la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères de la RDC, Thérèse Kayikwamba Wagner.

Ce nouvel accord entend élargir et approfondir les domaines de collaboration entre Kinshasa et Rome, avec un accent particulier sur des secteurs considérés comme stratégiques pour le développement et la modernisation de la RDC.

L’enseignement supérieur, la cybersécurité, l’intelligence artificielle, les télécommunications, la sécurité et l’intégration industrielle figurent parmi les principaux axes retenus. Ces secteurs traduisent la volonté affichée des deux parties de renforcer une coopération qui ne se limite plus aux échanges institutionnels, mais qui cherche également à favoriser le transfert de compétences, l’innovation et la réalisation de projets concrets.

Une coopération appelée à passer à l’étape opérationnelle

La signature de ce mémorandum intervient dans le contexte du Plan Mattei, cadre stratégique italien destiné à renforcer les partenariats avec les pays africains dans plusieurs domaines de développement.

Pour la cheffe de la diplomatie congolaise, l’enjeu réside désormais dans la concrétisation des engagements pris. Thérèse Kayikwamba Wagner a appelé à privilégier les actions concrètes afin que le mémorandum ne demeure pas un simple accord institutionnel.

« Cet accord ne doit pas rester dans les tiroirs », a-t-elle notamment insisté, appelant les différentes parties à transformer les engagements en initiatives effectivement mises en œuvre.

Des projets annoncés dans les prochains mois

La prochaine phase devrait être consacrée à la mise en œuvre de plusieurs initiatives. Des missions d’experts, des séminaires et des projets sectoriels sont annoncés dans les mois à venir afin de donner un contenu opérationnel aux différents axes de coopération.

Pour la RDC, ces domaines présentent un intérêt particulier dans un contexte marqué par les besoins en formation spécialisée, en transformation numérique, en renforcement des capacités technologiques et en développement industriel.

La signature de ce mémorandum constitue ainsi une nouvelle étape dans les relations entre Kinshasa et Rome. Son impact dépendra désormais de la capacité des parties prenantes à transformer les engagements annoncés en programmes, investissements et projets effectivement réalisés sur le terrain.

Don de Dieu Mbavu