Depuis sa cellule de la prison centrale de Makala, la journaliste Virginie Manganga contre-attaque dans l’affaire qui oppose son client Faustin Nsimba à l’avocate de l’artiste Me. Dorothée Madiya.

Dans une lettre du 3 octobre 2026 adressée au Bâtonnier du Barreau de Kinshasa/Gombe, elle dénonce les interventions médiatiques de Me Dorothée Madiya, avocate de l’artiste Fally Ipupa.

Ce fait à en croire la journaliste remonte au 30 septembre 2026, lors d’un point de presse tenu par Ne. Dorothée Madiya,devant plusieurs journalistes pour évoquer le dossier qui oppose Fally Ipupa à Virginie Manganga, actuellement pendant devant le Tribunal de Paix de Kinshasa/Gombe.

Selon la plaignante, deux problèmes majeurs :

Virginie Manganga accuse l’avocate :

1-de s’être exprimée dans les médias sur cette affaire pendant qu’elle encore pendante sans l’autorisation préalable du Bâtonnier, obligatoire selon la déontologie.

2-Dérapage sur le fond : elle aurait abordé le dossier avec « zèle et arrogance », qualifié Virginie Manganga de « Tiktokeuse » et affirmé avec assurance que sa condamnation était certaine, donnant « l’impression d’avoir le contrôle de la justice ».

Face à ce qu’elle considère comme abus de la part de l’avocate , elle exige du bâtonnier cinq choses ci-dessous ;

– prendre acte de sa dénonciation,
– vérifier les faits,
– convoquer Me Madiya pour explications,
– juger de la conformité de son comportement avec les règles de la profession,
– et prendre des sanctions s’il le faut.

La correspondance, réceptionnée le 3 octobre par le Conseil National de l’Ordre et le Barreau de Kinshasa/Gombe, a été transmise pour information au Bâtonnier National.

L’affaire qui devait rester judiciaire se joue désormais aussi sur le terrain déontologique et professionnel.

 

Zephyrin Amboka Pengume