Sous la conduite de l’Institut national de santé publique (INSP), les autorités chargées de la riposte contre les différentes épidémies en RDC ont tenu, lundi 5 octobre, une réunion stratégique hebdomadaire consacrée à la préparation et à la riposte face aux menaces épidémiques qui pèsent sur le pays.
Parmi les sujets abordés figure la situation de la maladie à virus Ebola, qui continue de faire des victimes dans l’est de la RDC. Au cours de cette réunion, les autorités sanitaires ont présenté le bilan de l’épidémie alors que le pays entre dans sa 39ᵉ semaine de riposte.
Selon ce bilan, les chiffres restent préoccupants : 8 544 cas notifiés au total, 4 114 décès et 2 229 guéris, pour un taux de létalité de 48,2 %.
Un point positif est toutefois relevé par les autorités sanitaires : 23 zones de santé n’ont plus notifié de cas depuis plus de 42 jours, ce qui témoigne d’une interruption de la chaîne de transmission dans plusieurs foyers.
L’INSP appelle néanmoins à maintenir la vigilance. Deux priorités ont été fixées pour la semaine 40 : renforcer la préparation dans les provinces à haut risque, notamment à Kinshasa et au Maniema, et améliorer le suivi des contacts, dont le taux actuel est de 73,8 %. L’objectif est de le porter à 85 %, voire au-delà de 89 %.
Pour les autorités sanitaires, le suivi des contacts demeure un maillon essentiel pour prévenir une éventuelle reprise de la transmission et éviter une nouvelle flambée épidémique.
La RDC fait face à la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola liée à la souche Bundibugyo, dont la présence a été signalée dans le pays depuis fin mai 2025. L’épicentre de cette épidémie se situe en Ituri. Malgré la mobilisation des autorités nationales et de leurs partenaires, la maladie continue de provoquer des décès et nécessite le maintien des efforts de surveillance et de riposte.
Zéphyrin Amboka Pengume
