L’Association des Enfants des Soldats au Front pour la Paix (ASESOFP) poursuit ses actions de sensibilisation contre la maladie à virus Ebola à Beni, au Nord-Kivu. Le samedi 10 octobre 2026, cette organisation a mené des activités de prévention auprès des personnes déplacées, des orphelins, des personnes vulnérables et des élèves. Des kits hygiéniques ont également été distribués afin de renforcer les mesures de protection contre la maladie.
Selon Serge Liwela, président de l’ASESOFP, ces activités ont notamment été organisées au quartier Pasisi, où vivent plusieurs personnes déplacées et d’autres populations vulnérables. Les bénéficiaires ont été sensibilisés aux risques liés à Ebola ainsi qu’aux mesures de prévention permettant de limiter la transmission du virus.
L’association a également remis du matériel et des produits d’hygiène, notamment des dispositifs de lavage des mains, des désinfectants, du savon liquide, des thermoflashs et des affiches de sensibilisation.
« Tout le monde doit s’impliquer pour faire de son mieux afin d’éradiquer cette maladie », a déclaré Serge Liwela, soulignant l’importance d’une mobilisation collective face à l’épidémie.
Les activités se sont ensuite poursuivies dans un camp de déplacés situé près de l’église Arche de l’Alliance, dans un quartier résidentiel de Beni. Les personnes vivant sur ce site ont, elles aussi, bénéficié de séances de sensibilisation et de kits hygiéniques destinés à renforcer leur protection.
L’ASESOFP s’est également rendue à l’école primaire de Mambango, située dans le camp militaire Général Chiko Tshitambwe. Les élèves ont été informés des mesures de prévention contre Ebola, tandis qu’un kit hygiénique complet a été remis à l’établissement pour contribuer au respect des règles d’hygiène en milieu scolaire.
Pour Serge Liwela, ces initiatives visent à encourager les communautés à adopter des comportements préventifs et à collaborer avec les équipes engagées dans la riposte. Il invite notamment la population à faire confiance aux équipes sanitaires et à prendre au sérieux les risques liés à la maladie.
Le président de l’ASESOFP précise que l’association a choisi de commencer ses actions auprès des familles des militaires, dont elle est issue, avant de les étendre à d’autres couches de la population.
En amont de ces activités, l’association avait organisé une séance de renforcement des capacités destinée aux relais communautaires et aux prestataires de santé exerçant dans des structures qui accueillent des militaires et leurs dépendants.
Gires Kasongo
