L’économie chinoise retient l’attention des marchés internationaux à la veille de la publication des chiffres officiels des exportations pour le mois de septembre. Ces données sont particulièrement attendues pour mesurer la résistance de la deuxième économie mondiale dans un contexte commercial international incertain.

Selon les prévisions rapportées par la presse économique, les exportations chinoises pourraient enregistrer une progression annuelle de 25,5 % en septembre. Cette estimation reste à confirmer par les statistiques officielles attendues le mercredi 14 octobre 2026.

Cette évolution potentielle témoignerait de la capacité des entreprises chinoises à maintenir leur présence sur les marchés internationaux, notamment dans les secteurs industriels et technologiques. Elle ne signifie toutefois pas nécessairement que l’ensemble de l’économie chinoise connaît une reprise généralisée.

La demande mondiale en équipements liés à l’intelligence artificielle figure parmi les facteurs susceptibles de soutenir cette dynamique. Les fabricants chinois bénéficient notamment des besoins croissants en produits technologiques, dans un marché mondial où la concurrence reste intense.

Du côté des importations, les économistes anticipent cependant un ralentissement de la croissance, à 24,5 % en septembre contre 28,2 % en août. Cette évolution pourrait refléter des changements dans la demande intérieure et dans les achats des entreprises chinoises, même si les chiffres définitifs restent attendus.

L’excédent commercial chinois, c’est-à-dire la différence entre la valeur des exportations et celle des importations, est quant à lui attendu autour de 118,1 milliards de dollars, contre 119,09 milliards en août. Ce niveau resterait considérable et confirmerait le poids du commerce extérieur dans l’économie du pays.

Cette progression attendue intervient toutefois dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis et l’Union européenne. Plusieurs partenaires de Pékin s’inquiètent de la concurrence exercée par les produits chinois et réclament des mesures pour rééquilibrer les échanges.

Pour l’Afrique, et particulièrement pour la République démocratique du Congo, l’évolution de l’économie chinoise mérite une attention particulière. La demande chinoise en matières premières, notamment en cuivre et en cobalt, constitue un facteur important à surveiller pour anticiper les perspectives commerciales et les recettes liées aux exportations congolaises. Les données du 14 octobre permettront de compléter cette analyse, sans toutefois suffire à déterminer à elles seules l’évolution des cours des métaux.

Jacques Amboka