La société civile patriotique du Congo appelle les forces vives de la nation à se mobiliser pour faire face à ce qu’elle considère comme une menace de balkanisation de la République démocratique du Congo, dans un contexte marqué par la prise de position de l’ancien président Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN).
« Il est temps que tous les Congolais s’alignent derrière nos autorités en cette période difficile de l’histoire de notre pays. Le schéma de la balkanisation est déjà activé. Les Occidentaux, à travers le Rwanda, auraient positionné l’ancien chef de l’État pour mettre en œuvre ce qu’il n’a pas réussi à faire pendant ses 18 années au pouvoir », affirme Joseph-Gode Kayembe, coordonnateur de la société civile patriotique du Congo.
Tout en reconnaissant la gravité de la crise sécuritaire qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo, ce responsable de la société civile dit croire aux efforts déployés par les services de sécurité. Il les appelle toutefois à renforcer leurs stratégies afin de faire échec à ce qu’il présente comme un projet de balkanisation du pays.
« L’heure n’est plus à la distraction. Le mal est profond, mais, à l’instar de l’Iran, le peuple congolais peut encore résister et résistera. J’invite les forces loyalistes à assumer pleinement leur mission de défense du territoire national. J’appelle également les services de sécurité à élaborer des stratégies permettant de neutraliser, si possible, les responsables politiques de ce mouvement rebelle. C’est, selon moi, le seul moyen dont nous disposons actuellement pour faire échec au projet de balkanisation », explique Joseph-Gode Kayembe.
Par ailleurs, le coordonnateur de la société civile patriotique exhorte les leaders communautaires et religieux à privilégier un discours de cohésion et de rassemblement autour des autorités établies. Il appelle également les acteurs politiques, toutes tendances confondues, à faire preuve de davantage de patriotisme afin de préserver, selon lui, l’héritage légué par les pères de l’indépendance.
Faustin Kalenga
