Le 3e sommet Russie-Afrique a vécu. Un grand rendez-vous qui a mis en face des pays africains, la Russie de Vladimir Poutine. Un sommet considéré par nombre d’observateur comme réussi, comparé aux précédents si l’ont doit tenir compte du nombre des chefs d’Etats africains qui ont effectué le déplacement.

En marge de ce sommet, comme on pouvait bien s’y attendre, le président congolais Félix Tshisekedi a rencontré son homologue dans une rencontre bilatérale au cours de laquelle, le président Russe s’est exprimé sur les relations entre les deux pays , le qualifiant de prometteur.

À son tour, prenant la parole en face de son homologue accompagné de ses collaborateurs, Félix Tshisekedi n’est pas allé par le dos de la cuillère pour expliquer la situation sécuritaire dans son pays. Le président congolais a mentionné cette crise entre son pays et le Rwanda, revenu sur les accords et processus de Washington et de Doha qui piétinent ou tarde à ramener la paix.

Pour certains, les propos de Tshisekedi, adressé à l’une de superpuissances du monde, seraient une façon de chercher mieux que Washington, bref, tourner le dos a Trump. Pourtant, il n’en est pas le cas. Face à Poutine. TSHISEKEDI s’est plutôt montré en un chef d’État libre d’esprit qui peut expliquer, solliciter le soutien, diversifier le partenariat face à une situation cruciale qui affecte son peuple.

Le président congolais sait très bien les enjeux , il sait mesurer les conséquences quand il traite avec les deux superpuissances du monde. Tshisekedi a tout simplement voulu faire comprendre au président Poutine , que son implication dans la recherche de solutions alarme crise congolo-rwandaise pourra apporter une autre donne.

Il est vrai qu’en face de ces puissances , chaque mot et gestes compte. Se tourner du côté de Moscou au détriment de Washington, ne se fera pas sous le projecteur , en tout cas pas à l’entame. L’on est bien conscient de ce que représente la Russie dans le contexte de l’évolution mondiale actuellement. Membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, la Russie de Poutine est donc une personnalité centrale pour toutes les grandes questions du monde et il est parfaitement au courant de l’accord de Washington sur la crise dans l’Est de la RDC.

Cette position, ne peut donc pas lui empêcher de discuter de la question avec son homologue américain, malgré leur rivalité.

Ainsi donc, dire que Tshisekedi a tourné le dos à Washington, sollicitant le soutien de Moscou, est une interprétation déplacée.

Toutefois, d’aucuns apprécient ce discours du chef de l’État qui peut aussi interpeller les américains leur faisant comprendre qu’ils ne disposent pas de monopole sur cette situation et que si ça n’évolue pas, la RDC est donc libre de voir ailleurs.

La Rédaction