Le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire visant un contrat controversé conclu entre le Fonds de Réparation et d’Indemnisation des Victimes des Activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO) et la société privée DIVO SARL.

Dans un communiqué officiel publié le vendredi 17 avril 2026 à Kinshasa, le patron de la Justice a instruit le Procureur général près la Cour de cassation d’engager des investigations approfondies sur la gestion des fonds publics mobilisés dans le cadre de ce marché.

Au centre de ce dossier figure un contrat relatif à la production d’un documentaire consacré au « GENOCOST », concept désignant le génocide perpétré pour des intérêts économiques.

Selon des sources concordantes, ce projet soulève de sérieuses interrogations quant à sa régularité et à sa gouvernance financière.

Les premières données disponibles indiquent que plus d’un million de dollars américains auraient été décaissés. Une partie de ces fonds resterait à ce jour sans justification probante. À cela s’ajoutent des manquements présumés, notamment l’absence de livrables conformes aux stipulations contractuelles et de possibles violations des procédures en matière de finances publiques et de passation des marchés.

Au regard de la gravité des faits allégués, ceux-ci pourraient être juridiquement qualifiés de détournement de deniers publics, une infraction lourdement sanctionnée par le droit congolais.

Dans son injonction, le ministre de la Justice a requis l’identification exhaustive des personnes impliquées, ainsi que l’engagement de poursuites judiciaires, le cas échéant. Il a également ordonné la mise en œuvre de tous les actes d’enquête nécessaires, notamment des auditions, perquisitions, saisies, réquisitions bancaires et expertises techniques.

Parallèlement, des mesures conservatoires ont été prises afin de sauvegarder les intérêts de l’État. Celles-ci incluent notamment le gel et la saisie des avoirs appartenant aux personnes susceptibles d’être mises en cause dans cette affaire.
À travers cette démarche, les autorités entendent affirmer leur volonté de lutter contre l’impunité et de garantir une gestion rigoureuse, transparente et responsable des ressources publiques.

Le ministère de la Justice rappelle que la préservation des deniers publics et le renforcement de la redevabilité constituent des axes prioritaires de l’action gouvernementale.

Cette procédure s’inscrit dans un contexte de renforcement des mécanismes de contrôle et de gouvernance, où les exigences de transparence et de reddition des comptes s’imposent désormais comme des standards incontournables.

Don de Dieu Mbavu