La contestation autour d’un éventuel changement de Constitution en République démocratique du Congo prend une nouvelle tournure.

Maître Simon Lifeta, vice-président national de la Ligue des jeunes du parti A.Ch, dénonce ce qu’il présente comme une série d’enlèvements et d’assassinats ciblés visant des acteurs opposés au projet de changement constitutionnel.

Dans une déclaration particulièrement ferme, le responsable politique affirme que les militants de l’opposition ne renonceront pas à leur combat pour la défense de l’ordre constitutionnel, malgré les risques qu’ils encourent ;

« Même si on serait tous tués par le régime Tshisekedi pour notre combat, celui de la défense de l’ordre constitutionnel, qu’il sache que nos tombes serviront de temples pour ceux qui vont continuer ce combat « , a-t-il déclaré.

Maître Simon Lifeta évoque notamment le cas de Marcel Omoloyi, présenté comme un compagnon de lutte de l’honorable Jean-Marc Kabund. Celui-ci aurait été tué par balle dans la nuit du 24 au 25 août 2026, dans la commune de Limete, au niveau du secteur Industriel, sur la 14e Rue Poids Lourds.

Selon Maître Simon Lifeta, cet acte s’inscrirait dans une série de violences visant des personnalités ou des militants opposés au changement de Constitution.

Ces affirmations, qui relèvent de sa position politique, restent toutefois à établir par une enquête officielle et indépendante.
Le vice-président national de la Ligue des jeunes de l’A.Ch annonce son intention de saisir les instances judiciaires nationales et internationales afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Il appelle également les autorités congolaises, et particulièrement le président Félix-Antoine Tshisekedi, à garantir la sécurité des citoyens et à faire respecter les droits fondamentaux, dans un contexte politique marqué par de vifs débats sur l’avenir du cadre constitutionnel.

Alors que la question d’une éventuelle révision ou d’un changement de Constitution continue de diviser la classe politique congolaise, l’opposition entend maintenir la pression.

Pour Simon Lifeta, les intimidations et les violences qu’il dénonce ne suffiront pas à mettre fin à leur mobilisation en faveur du maintien de l’ordre constitutionnel.

La mort de Marcel Omoloyi intervient, selon les informations rapportées dans cette déclaration, à quelques semaines d’une manifestation de l’opposition annoncée pour le 15 septembre, jour de la rentrée scolaire, au Palais du Peuple, afin de protester contre un éventuel changement de Constitution.

Zephyrin Amboka Pengume