L’ancien ministre délégué à la défense chargé des anciens combattants a brisé son silence ce lundi 17 mai sur la présence des troupes étrangères (Rwandaises et ougandaises) en RDC pour appuyer l’état de siège décrété dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri par le président de la République Félix Tshisekedi.
Devant les sympathisants de son parti politique FPP (Front des patriotes Panafricanistes) , dont les comités nationaux et fédéraux ont été officiellement installés ce même jour, Sylvain Mutombo a évoqué sans le dos de la cuillère, l’actualité politique et sécuritaire du pays.
«Pour ce qui me concerne, je me pense qu’il serait absurde de vouloir finir la guerre à l’EST sans coopérer avec le Rwanda», a-t-il déclaré
«Nous avons des groupes armés dont les bases sont entre la RDC et le Rwanda ; une fois attaqués, ces groupes iront trouver refuge au Rwanda qui , grâce à notre bonne collaboration, va faire de même pour les mettre hors d’état de nuire», a expliqué Sylvain Mutombo qui salue l’intiative prise par le chef de l’État, qui, depuis Paris, a rencontré son homologue Rwandais Paul Kagame à la recherche de la paix.
Dans la foulée, le président national du RPP a également évoqué la problématique liée à la révision de la loi électorale qui semble crée des remous au sein de l’opinion publique. Sylvain Mutombo prône à cet effet, la réconciliation.
«Nous avons l’obligation d’œuvrer pour la réconciliation dont le pays a besoin actuellement et non les discours de division au risque de créer encore des frustrations inutiles en même de renforcer l’insécurité dans le pays en général et à l’Est en particulier», a expliqué Sylvain Mutombo avant d’ajouter ;
«Je connais quelque chose sur cette question de la double nationalité mais pour le moment, nous devons travailler pour la réconciliation. Il est vrai qu’il y a à boire et à manger dans cette affaire, mais la paix est avant tout primordiale pendant le premier quinquennat du chef de l’État», explique-t-il.
Faustin Kalenga
