Au cours d’un point de presse ténu ce jeudi, la société civile du Nord-Kivu a apporté sa proposition dans le cadre des réformes électorales en discussion à l’Assemblée Nationale.
En effet, parmi les propositions faites, la société civile demande la démission du Président de la République 3 mois avant les élections, s’il est candidat à sa propre succession.
Elle propose, en outre, à travers une note de plaidoyer adressée au Président du Bureau de l’Assemblée Nationale, la démission de tous les animateurs des institutions publiques candidats; dès la publication par la CENI de la liste définitive des candidats.
« Mais pour le Président de la République, la démission s’explique aussi par le souci de garantir à la CENI toute son indépendance dans la prise de décision; en mettant fin à ses interférences. Le Président du sénat peut faire l’intérim du Président de la République en conformité avec la Constitution. Mais s’il est aussi candidat à un quelconque scrutin; l’intérim du Président de la République revient au Président de la Cour de Cassation à titre exceptionnel; car étant à la tête d’une haute juridiction du pays qui, non plus, n’est impliquée dans aucun traitement des contentieux électoraux », Adrien Zawadi, Président du Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu.
Ces propositions, selon la Société Civile, visent à corriger les multiples abus constatés dans la réalisation des cycles électoraux précédents; et de rétablir de l’équité et la justice dans le jeu démocratique en RDC.
Tshokuta ben andré
