Le groupe d’experts des Nations unies a publié mercredi 16 juin son rapport final dont une large partie est consacrée au Nord-Kivu.
Il fait notamment le bilan des opérations contre les ADF, un groupe rebelle islamiste d’origine ougandais.
Le groupe d’experts onusien a interrogé 140 personnes de tous les horizons
Après enquête, des vidéos et photos récentes montrent que les ADF n’en restent pas moins bien armés. Ils disposent même de deux drones et utilisent de plus en plus d’engins explosifs artisanaux. Au moins 45 militaires et 12 civils en ont été victimes entre novembre et mars. Selon les témoignages recueillis par le groupe d’experts, la principale source d’approvisionnement des ADF reste la récupération d’armes auprès des FARDC au cours des attaques, ce qui justifie que l’armée soit régulièrement ciblée.
Pourtant aucune preuve de ce rapport ne montre que les ADF
bénéficient d’un soutien de l’État islamique, même s’ils se revendiquent de l’EI.
Pour remplacer les effectifs perdus lors des combats avec l’armée, ce groupe recrute dans la région, y compris, lors d’attaques, ils kidnappent des civils pour en faire des combattants. L’attaque contre la prison de Beni aurait également eu cet objectif : 1 300 personnes sur 1 455 détenus s’étaient évadées.
Tshokuta ben andré
