L’église catholique de Kinshasa envisage dès la rentrée scolaire prochaine, la création des écoles catholiques dites privées et non concernées par la gratuité de base et où seront réorientés tous les élèves n’ayant pas obtenu plus de 60% et auxquelles ils seront soumis de payer les frais scolaires pour un suivi régulier afin d’éviter toutes les grèves dues à la gratuité.

L’information a été confirmée le dimanche 25 juillet à 24 News par un groupe de parents dont les enfants étudient dans certaines écoles catholiques dans la commune de kintambo dont collège Saint Georges.

«Nous avons été invités ici au collège Saint Georges pour récupérer les relevés des cotes de nos enfants sanctionnant l’année scolaire 2020-2021», relate une maman dont l’enfant a obtenu 58 % et sera obligé d’intégrer la nouvelle école dite privée catholique qui sera opérationnelle dès la rentrée scolaire 2021-2022, et dans les mêmes installations du collège Saint Georges en vacation soir.

«Nous sommes surpris d’apprendre via des bulletins des vacances que, dès l’année scolaire prochaine, des écoles privées catholiques seront opérationnelles en vacation soir sous prétexte d’aider nos enfants à bien étudier sans faire face aux multiples grèves relatives à la gratuité de l’enseignement et seront obligés de payer près de 350 dollars pour la prise en charge des enseignants », explique Dominique Nkeni, parent d’un élève au collège Saint Georges dans la commune de Kintambo.

Le comité des parents du même collège qui entend se prononcer très prochainement, dénonce ce qu’il qualifie d’escroquerie à ciel ouvert et invite le gouvernement Sama Lukonde à s’impliquer d’urgence dans cette affaire pour punir tous les tenants et aboutissants et étouffer dans l’œuf “cette tentative frauduleuse”, avant que le pire n’arrive.

«L’idée cachée derrière cette initiative, est de renverser la grande partie des élèves dans les nouvelles écoles dites privées mais fonctionnant dans les mêmes bâtiments sous prétexte d’éviter les différentes grèves dues à la difficile situation de la gratuité de l’enseignement et nous convaincre d’une prise en charge dont le montant est de 350 dollars afin d’éviter toute perturbation de calendrier scolaire due à des éventuelles revendications des enseignants vis-à-vis de l’État; à cela nous disons catégoriquement non», martèle Dominique Nkeni.

Faustin Kalenga

By 24news