Le Samedi 20 mai s’annonce explosif à Kinshasa. En effet, après le report de la marche initialement prévue le 13 mai, l’opposition, avec 4 leaders, a obtenu l’aval de l’hôtel de ville pour une marche contre la vie chère, l’insécurité et le non consensus du processus électoral en RDC. À la même date, la jeunesse de l’Udps, parti au pouvoir, a aussi été autorisée pour apporter son soutien aux institutions de la République.

 Gentiny Ngobila a t-il été sous pression de ces deux camps opposés pour autoriser ces deux manifestations ? », se demande un habitant de la ville qui s’inquiète des conséquences d’une telle autorisation.

Dans un contexte d’une guerre d’agression dont est victime la RDC, nombre d’observateurs se posent des questions sur le regard des politiques congolais à cette situation qui ne trouve visiblement pas de solution.

C’est donc une réelle distraction dans laquelle est plongée tout un peuple qui ne cesse depuis près de trois décennies de pointer un petit pays voisin qui le tient en tenaille. Deux manifestations qui en réalité redonne plus de vitalité à Paul Kagame qui sait, connaissant le mental des congolais, que jamais tous s’uniront une seule fois comme un seul homme pour manifester contre lui.

C’est donc très triste pour ce géant pays au coeur du continent qui sombre dans une distraction sans pareille avec d’une part, ceux qui militent bec et ongle pour faire tomber un régime et ceux qui de la même façon mènent une lutte opposée.

Mais dans tout ça, alors que tous sont bien conscients du danger qui guette le pays, on peut bien se demander quand est-ce que les politiques congolais pourront travailler ensemble et faire face à cette menace imminente ? Et loin de Rutshuru, Masisi et plusieurs autres cités sous l’emprise du Rwanda, à quelques kilomètres de la capitale, un conflit entre les deux peuples qui ont vécu pendant des siècles sans se tuer, fait des morts et même à la porte de Kinshasa. Et dans la capitale, le phénomène Kuluna, (banditisme urbain ) fait des victimes au quotidien.

Toutes ces questions ne sont pas vraiment les vraies préoccupations des politiques congolais, ce qui laisse encore la population dans le scepticisme.

Dans d’autres pays, dans le contexte actuel pour la RDC, l’on oublierait le concept opposition et pouvoir pour s’unir et bouter d’abord l’ennemi dehors avant de revenir aux chamailleries internes. Hélas, les congolais sont encore loin de comprendre que le complot contre leur mère patrie est si profond et que dans cette distraction, ils n’auront que leurs yeux pour pleurer.

La rédaction