Les chauffeurs de taxis-motos à l’UPN, Mimosa, Brikin et Sakombi, dans l’ouest de Kinshasa, en République démocratique du Congo, sont dans la rue pour un mouvement de grève ce lundi.

« Nous n’allons pas circuler aujourd’hui, nous sommes en grève. Il y a trop de tracasseries, et il n’y a pas moyen de bien travailler. Les agents de l’ordre prennent nos motos. Chaque jour, il y a des accrochages avec la police. Nous exigeons que cela cesse, car nous sommes fatigués. Même quand tu es en règle avec les documents et le casque, ils créent une infraction pour t’arrêter », a expliqué Jacques Ngandu, chauffeur de taxi-moto à l’UPN.

Ces propos ont été soutenus par Patrick Abeli, un autre chauffeur de taxi-moto à Mimosa : « De Pompage jusqu’à Kitambo, nous n’allons pas circuler jusqu’à ce que les autorités revoient le comportement de leurs agents sur les routes. Ils arrêtent les chauffeurs sans raison valable et sont parfois à l’origine des accidents. Cela doit cesser. Trop de maltraitance : lorsqu’ils vous arrêtent, ils demandent les documents, et les montants qu’ils exigent sont énormes. »

« Nous avons appris que les chauffeurs dans ce coin ne veulent pas travailler et qu’il y a un désordre. Nous sommes là pour parler avec les responsables. Malheureusement, ils ne veulent pas entendre raison. Nous sommes obligés de prendre par la force quelques-uns d’entre eux pour discuter et parvenir à un compromis afin que la paix règne », a déclaré Éric Yongo, capitaine de la police à Brikin.

À l’UPN, la police a dû disperser les chauffeurs de taxis-motos avec des coups de feu afin d’éviter le dérapage.

« J’avais pris une moto chez moi jusqu’à Kitambo. Comme j’étais en retard pour le travail, à l’arrêt Pharmacie vers Mimosa, les chauffeurs qui avaient stationné nous ont entourés et empêchés d’avancer. J’ai dû descendre précipitamment, et malheureusement, ma jambe a brûlé au contact avec le tuyau d’échappement », a ajouté Marlène Ndaya, cliente.

Il faut rappeler qu’à Mimosa, ces chauffeurs de taxis-motos n’ont pas de responsables ni de comités. Ce mouvement a été exécuté simplement sur un mot d’ordre de certains.

Mimie Matumona