Il a suffi de peu de temps, juste après la libération d’une centaine de prisonniers, pour constater la résurgence du phénomène kuluna dans plusieurs quartiers stratégiques de la ville de Kinshasa.
De nombreuses images devenues virales sur les réseaux sociaux, ainsi que d’autres témoignages relayés par les médias, en disent long. Le phénomène kuluna, qui était quasiment inexistant depuis quelques mois, semble refaire surface dans certaines communes de Kinshasa.
À Masina, précisément vers Pétrocongo et d’autres quartiers, des mamans revenant du grand marché se sont vues arracher des biens de grande valeur dans la nuit de samedi à dimanche, à la stupéfaction de tous les habitants, qui se posent des questions sans réponse.
Leurs témoignages, ainsi que ceux des habitants de la commune de Ngaba, précisément au rond-point portant le même nom, ont poussé des notables et quelques observateurs à interpeller les autorités sur l’urgence d’assurer la sécurité de la population et de ses biens.
« Nous comptons sur la réhabilitation du commissaire divisionnaire adjoint Blaise Kilimba Limba afin de restaurer l’autorité de l’État sur la ville de Kinshasa. Plus rien ne va », indique un notable de Mont Ngafula, avant de poursuivre :
« Nous avons l’impression que les kulunas ont suivi ce qui s’est passé à la prison centrale de Makala pour sortir de leur zone de confort et recommencer leurs méfaits. Nous vivons dans l’obscurité, l’insécurité et l’absence totale de l’autorité de l’État, et l’on se demande où nous en sommes réellement. »
Plusieurs coins de la capitale de la République Démocratique du Congo font état de la montée fulgurante de l’insécurité, due notamment à la résurgence des bandits appelés kulunas, qui sèment la terreur et la désolation au sein d’une population déjà meurtrie par une vie sociale très difficile.
Faustin Kalenga
