La tension est de nouveau montée d’un cran ce lundi 26 octobre à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, où des creuseurs artisanaux sont descendus dans la rue pour réclamer la réouverture effective des comptoirs d’achat chinois de minerais.
Ces opérateurs artisanaux dénoncent les difficultés rencontrées dans la commercialisation de leur production minière et exigent la reprise des activités de ces structures d’achat.
Selon les informations rapportées sur place, des barricades auraient été érigées et des pneus brûlés dans certains secteurs de la ville, perturbant ainsi la circulation. Les activités scolaires et professionnelles seraient également affectées par cette nouvelle mobilisation, qui intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les creuseurs artisanaux et les mesures de contrôle imposées aux comptoirs d’achat de minerais.
Des revendications liées à la commercialisation des minerais
Au cœur de cette mobilisation figure la demande de réouverture des comptoirs d’achat chinois, considérés par les manifestants comme des débouchés importants pour écouler leur production.
La situation suscite des inquiétudes parmi les acteurs du secteur minier artisanal, dont les revenus dépendent largement de la possibilité de vendre les minerais extraits. Pour ces creuseurs, la reprise effective des activités des comptoirs concernés constitue un enjeu économique majeur.
Les forces de sécurité déployées
Face à cette montée de tension, des éléments des forces de sécurité auraient été déployés dans certains secteurs de Kolwezi afin de rétablir l’ordre et de tenter de maîtriser la situation.
Pour l’heure, aucune information confirmée n’est disponible concernant un éventuel bilan humain, des dégâts matériels importants ou d’éventuelles interpellations liées à cette manifestation.
Une tension qui persiste après les manifestations de la semaine dernière
Cette nouvelle mobilisation intervient quelques jours après des manifestations similaires organisées dans la ville la semaine dernière.
À cette occasion, les autorités avaient évoqué des opérations de contrôle de conformité visant les comptoirs d’achat concernés, sans annoncer leur fermeture définitive. Cette situation semble toutefois continuer à alimenter les inquiétudes des creuseurs artisanaux, qui attendent des clarifications sur les conditions de reprise des activités.
Une situation toujours évolutive
Alors que la mobilisation se poursuit, l’évolution de la situation reste incertaine à Kolwezi. Les prochaines heures pourraient être déterminantes pour le retour au calme, notamment en fonction des réponses que les autorités apporteront aux revendications des manifestants.
Dans l’attente d’une communication officielle précisant les mesures envisagées, la situation demeure suivie de près dans cette ville minière stratégique du sud-est de la République démocratique du Congo.
Don de Dieu Mbavu
