Le 18ᵉ Sommet des BRICS s’est achevé le 13 septembre à New Delhi, en Inde, réunissant les dirigeants des pays membres et plusieurs partenaires autour des grands enjeux économiques et géopolitiques internationaux. Placée sous le thème de la résilience, de l’innovation, de la coopération et de la durabilité, la rencontre a notamment porté sur le développement inclusif, les investissements et le renforcement de la coopération entre les pays du Sud global.
Président en exercice de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye a pris la parole pour porter les priorités du continent africain. Dans son discours, le chef de l’État burundais a insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats entre l’Afrique et les autres économies émergentes, afin d’accélérer la transformation économique et de répondre aux besoins essentiels des populations africaines.
Parmi les priorités mises en avant par le président de l’UA figure l’accès durable à l’eau et à l’assainissement, présenté comme un enjeu majeur pour l’Afrique en 2026. Évariste Ndayishimiye a également identifié l’eau, les infrastructures de transport et l’énergie comme trois leviers essentiels pour accélérer la transformation économique du continent et soutenir son développement.
La participation du président burundais s’inscrit ainsi dans la volonté de l’Union africaine de renforcer sa présence dans les grandes plateformes internationales. Elle intervient alors que l’UA dispose depuis 2023 d’un siège permanent au G20, une avancée que Ndayishimiye a d’ailleurs saluée lors de sa rencontre avec le Premier ministre indien Narendra Modi, en remerciant l’Inde pour son soutien à l’intégration de l’Union africaine dans ce forum.
En marge du sommet, le président burundais a également multiplié les contacts avec des responsables indiens et des acteurs économiques. Les discussions ont notamment porté sur le renforcement de la coopération Burundi-Inde, la formation, la valorisation des ressources naturelles et les opportunités d’investissement dans l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, l’industrie et les technologies.
Le sommet de New Delhi s’est conclu par l’adoption de la Déclaration de New Delhi, qui aborde notamment les questions de coopération économique, de commerce, de santé, d’intelligence artificielle et de développement durable. Pour l’Afrique, la présence d’Évariste Ndayishimiye a constitué une occasion de mettre en avant les priorités du continent dans un cadre réunissant les principales économies émergentes.
Jacques Amboka Mokoko
