Les Forces armées maliennes (FAMa) ont reconnu avoir enregistré des pertes lors des combats qui se sont déroulés pendant plus d’une semaine dans le secteur de Dioura, dans le centre du Mali. L’état-major n’a toutefois pas communiqué de bilan chiffré des militaires tués.

Selon l’armée malienne, les combats se sont poursuivis autour de la garnison dans le cadre de l’opération Dougoukoloko. Les FAMa affirment avoir mené des frappes ciblées contre des positions considérées comme celles des groupes armés dans les environs de Dioura.

Une opération aéroterrestre a également permis, selon l’état-major, d’évacuer deux compagnies de militaires qui tenaient encore la garnison. L’armée affirme par ailleurs avoir infligé d’importantes pertes aux assaillants, sans fournir de bilan indépendant permettant de confirmer ces affirmations.

L’attaque initiale contre le camp de Dioura avait été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Des sources militaires, sécuritaires et locales citées par l’AFP estiment à au moins 100 le nombre de militaires maliens tués, auxquels s’ajouteraient cinq membres russes de l’Africa Corps.

De son côté, le JNIM a revendiqué un bilan beaucoup plus élevé, affirmant avoir tué 150 militaires et capturé 93 autres. Ces chiffres n’ont pas pu être vérifiés indépendamment, tandis que l’armée malienne n’a pas communiqué de bilan précis de ses pertes.

L’état-major malien indique désormais que les opérations se poursuivent dans la zone, notamment pour rechercher les militaires qui pourraient être retenus en captivité et neutraliser les menaces résiduelles. L’affaire de Dioura illustre ainsi la persistance des violences armées dans le centre du Mali, alors que les autorités poursuivent leurs opérations de sécurisation du territoire.

Claude Jovial Wendy