Le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo connaît une nouvelle prise de position. Réuni en session extraordinaire à Kinshasa le samedi 26 septembre, le parti politique Rassemblement pour la Souveraineté et la Démocratie (RSD) propose l’ouverture d’un dialogue national inclusif, qu’il présente comme le point de départ d’un « New Deal congolais ».
Dans sa déclaration politique rendue publique, le RSD, membre de l’Union sacrée de la nation, ne présente pas le dialogue comme une simple plateforme de négociations entre formations politiques. Le parti estime qu’il devrait plutôt servir à poser les bases d’un nouveau contrat social entre l’État et la population.
Évoquant la question du probable changement de l’actuelle Constitution du 18 février 2006, le parti politique RSD dirigé par Ivan Ilunga Ngindu estime que cette question mérite d’être abordée publiquement lors du prochain dialogue national, avec ce qu’il qualifie de « responsabilité et patriotisme».
Le RSD lance un appel solennel à toutes les forces vives du pays, notamment les partis politiques, la société civile, les confessions religieuses, les autorités coutumières, les femmes et jeunes congolais à ce joindre au dialogue national pour sceller, d’après le parti, au « New Deal congolais ».
Par ailleurs, le RSD annonce son soutien au président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo dans sa quête, selon le communiqué, de paix, de souveraineté et de refondation de l’État. Le parti justifie cette position par les défis sécuritaires qu’il considère comme majeurs pour la République démocratique du Congo ainsi que par la nécessité de préserver l’unité nationale.
Pour rappel, le président congolais Félix Tshisekedi a annoncé depuis le mois d’août dernier, dans une adresse à la nation, la tenue d’un « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État » et d’après le Chef de l’État, cette initiative est présentée comme une réponse aux crises sécuritaires, politiques et sociales qui secouent la République démocratique du Congo depuis plusieurs années. Et sous son autorité, un comité d’organisation préliminaire a été institué pour la commission préparatoire du dialogue national « pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ».

SJM
