La mobilisation internationale s’intensifie face à l’épidémie d’Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo. Réunis le 30 septembre à l’initiative des États-Unis, qui assurent la présidence du G20, les pays membres ainsi que plusieurs grands donateurs ont annoncé plus de 470 millions de dollars de nouveaux engagements financiers.
Avec cette nouvelle enveloppe, le montant total des promesses de financement mobilisées au niveau international pour lutter contre l’épidémie dépasse désormais les deux milliards de dollars depuis mai 2026.
À eux seuls, les États-Unis ont annoncé 267 millions de dollars supplémentaires, portant leur aide directe à 887 millions de dollars. Ces fonds doivent notamment servir à renforcer les centres de traitement, organiser des enterrements dignes et sécurisés, mais aussi intensifier la surveillance épidémiologique et le suivi des contacts, deux dispositifs essentiels pour interrompre les chaînes de transmission du virus.
Cette nouvelle vague de solidarité ne vient pas uniquement des États-Unis. Le Royaume-Uni a annoncé une contribution de 67,5 millions de dollars, tandis que la Banque mondiale a mobilisé 90 millions de dollars. Ces engagements s’ajoutent à ceux annoncés par plusieurs autres partenaires, notamment l’Allemagne, la Corée du Sud, la France, l’Italie, les Émirats arabes unis, le Japon et l’Australie.
Ces nouveaux financements interviennent alors que la RDC poursuit sa riposte contre l’épidémie d’Ebola Bundibugyo, apparue dans l’Est du pays. Ils doivent permettre de renforcer les capacités de prise en charge des malades, la surveillance des cas et les mesures de prévention dans les zones affectées.
Cette mobilisation du G20 et de ses partenaires traduit ainsi le renforcement du soutien international à la République démocratique du Congo face à cette urgence sanitaire.
Zéphyrin Amboka Pengume
