La désignation de l’ancien président Joseph Kabila à la tête du Front pour la refondation de la Nation (FRN), présenté comme étant en alliance avec l’AFC/M23, continue de susciter des réactions au sein de la classe politique congolaise.
Le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya Tshilumba, s’est exprimé sur cette actualité ce mardi 13 octobre 2026, lors de son passage sur Top Congo FM.
Pour le responsable du parti présidentiel, cette annonce ne constitue pas une surprise. Il affirme avoir déjà alerté sur les liens présumés entre l’ancien chef de l’État et la rébellion de l’AFC/M23, qu’il accuse d’être soutenue par le Rwanda.
« Nous ne sommes pas surpris, car nous le savions déjà », a déclaré Augustin Kabuya, rappelant ses précédentes prises de position sur cette question.
L’élu de Mont-Amba avait notamment accusé à plusieurs reprises Joseph Kabila, lors de ses matinées politiques à la permanence de l’UDPS, à Limete, d’être le parrain politique de cette rébellion active dans l’est de la République démocratique du Congo.
Augustin Kabuya a également assuré que le pouvoir en place restait déterminé à défendre l’intégrité territoriale du pays.
« Nous n’avons pas peur. Nous le savions déjà. La RDC déploiera tous les moyens pour protéger son territoire », a-t-il affirmé.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par l’annonce, le 12 octobre à Goma, de la création du Front pour la refondation de la Nation. Cette nouvelle structure politico-militaire, associée à Joseph Kabila et présentée comme étant liée à l’AFC/M23, suscite des interrogations sur ses conséquences pour la situation sécuritaire et les perspectives de paix dans l’est du pays.
La réaction d’Augustin Kabuya s’inscrit dans la ligne des prises de position de plusieurs cadres de l’Union sacrée, qui voient dans cette annonce une confirmation de leurs précédentes accusations concernant les soutiens politiques présumés de la rébellion.
Zephyrin Amboka Pengume
