La République du Congo entend inscrire ses engagements climatiques dans sa stratégie nationale de développement et sa programmation budgétaire. C’est tout l’enjeu de l’atelier consacré à l’élaboration du plan d’action et d’investissement de la troisième Contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0), présidé le lundi 19 octobre 2026 à Brazzaville par Arlette Soudan-Nonault, ministre de l’Environnement, du Bassin du Congo et du Développement durable, également secrétaire exécutive de la Commission climat du Bassin du Congo.

À quelques semaines de la COP31, prévue du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, en Turquie, le Congo veut traduire ses engagements climatiques en projets structurés, chiffrés et susceptibles de mobiliser des financements. Le plan doit notamment définir les actions prioritaires, les responsabilités institutionnelles, les échéances et les ressources nécessaires dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la foresterie, l’agriculture durable, les transports et l’eau.

Pour Arlette Soudan-Nonault, l’enjeu est de disposer d’un document opérationnel permettant de budgétiser les actions climatiques et de les intégrer aux priorités nationales de développement.

« Il ne suffit pas de prendre des engagements. Encore faut-il se donner les moyens de les réaliser », a-t-elle souligné dans son allocution.

Cette exigence rejoint les préoccupations du NDC Partnership, qui accompagne le Congo dans la préparation de sa CDN 3.0. Denis Kireche, spécialiste de l’engagement pays au sein de ce partenariat, souligne que la validation du plan ne constitue qu’une étape. Sa portée dépendra de sa mise en œuvre, de la mobilisation des financements et de son articulation avec le prochain Plan national de développement (PND), actuellement en cours de finalisation.

« La validation de ce plan d’investissement est une étape importante, mais sa véritable portée dépendra de sa mise en œuvre et de sa capacité à mobiliser des financements », a déclaré Denis Kireche.

Le NDC Partnership entend notamment faciliter l’identification de partenaires et de sources de financement, ainsi que le rapprochement entre les bailleurs de fonds et le gouvernement congolais.

Au-delà de la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de l’adaptation aux changements climatiques, la CDN 3.0 porte également des ambitions économiques. Elle vise notamment la création d’emplois verts et bleus, la valorisation durable des ressources naturelles et le renforcement de la résilience des populations. Sa concrétisation dépendra désormais de la capacité du pays à coordonner ses priorités climatiques, ses investissements publics et la mobilisation des financements nécessaires à leur réalisation.

Solange Geandja