Le président national de la Société civile de la République démocratique du Congo, Christopher Ngoyi Mutamba, se montre optimiste face aux nouvelles sanctions américaines visant le ministère rwandais de la Défense et le régime de Kigali, en raison du soutien présumé du Rwanda au Front révolutionnaire national (FRN).
Dans une interview accordée à la rédaction de 24News Agency le jeudi 5 novembre 2026, cet activiste des droits de l’homme estime que ces mesures s’inscrivent dans une stratégie de pression progressive mise en place par l’administration Trump, dont les effets pourraient se faire sentir avec le temps.
« Au sein de la société civile, nous sommes optimistes et pensons que les nouvelles sanctions américaines imposées contre le Rwanda s’inscrivent dans une stratégie du rouleau compresseur. Il ne faut pas les confondre avec des résultats immédiats qui proviendraient d’une bombe explosive. Les États-Unis ont promis de faire pression sur Kigali et ils le font déjà à leur manière. Paul Kagame et son régime finiront par céder », explique Christopher Ngoyi Mutamba.
Par ailleurs, il appelle la population congolaise ainsi que les dirigeants du pays à faire preuve de davantage de vigilance et à privilégier un discours de cohésion et de rassemblement afin de ne pas tomber dans ce qu’il qualifie de piège tendu par l’ennemi.
« La vigilance et la cohésion sont les maîtres-mots que tous les Congolais devraient garder à l’esprit pendant cette période difficile, qui va bientôt passer », affirme-t-il.
Christopher Ngoyi rejette également la proposition des leaders de la C64 visant à organiser une double rencontre entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila. Il accuse ces responsables de servir les intérêts de l’ennemi.
« Ces leaders sont au service de l’ennemi et ce n’est plus un secret pour personne », déclare-t-il.
Pour rappel, en l’espace d’une semaine, l’administration Trump a pris deux mesures visant le Rwanda. La première concerne les sanctions contre le ministère rwandais de la Défense, pour son soutien logistique présumé au FRN, accusé de contribuer à la déstabilisation de la région des Grands Lacs. La seconde porte sur un ultimatum annonçant le retrait du Rwanda de l’AGOA à partir de janvier 2027.
Faustin Kalenga
