Le centre d’études pour la promotion de la paix, la démocratie et les droits de l’homme (CEPADHO), une organisation oeuvrant dans l’Est de la République démocratique du Congo, se dit de nouveau très préoccupé par la situation sécuritaire dans le territoire de Beni, caractérisée par les tueries des civils par les rebelles ougandais des forces démocratiques alliées (ADF).
Dans son nouveau numéro du bulletin d’information publié ce mardi 08 septembre 2020, cette structure de défense des droits humains dit avoir documenté au moins 70 civils tués par les rebelles ADF en l’espace de trois semaines dans le territoire de Beni après que 10 civils soient tués par ces mêmes rebelles en 72 heures.
Avec ces chiffres, le CEPADHO dit avoir enregistré plus ou moins 824 civils tués par les ADF depuis le lancement des opérations de grande envergure contre eux par les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) le 30 octobre 2019.
Le SEPADHO exhorte le président de la République, chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, à mettre à profit le mini-sommet régional prévu à Goma pour alerter ses pairs sur l’ampleur de la menace ADF à l’Est du pays.
« Aussi, le CEPADHO encourage le Président de la République à suivre minutieusement l’affaire de 800.000$ interceptés à la frontière de Kasindi depuis bientôt 10 jours. Cette somme d’argent à destination des ADF/MTM, retracée à partir de Nairobi au Kenya, doit être considérée comme une évidence éloquente du financement du terrorisme à Beni-Butembo », peut-on lire dans ce document.
GK.
