Dans une correspondance adressée au vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemin, le mardi 17 février, le parti politique Alliance pour la Démocratie et le Développement du Congo (ADD Congo) exprime son indignation face à l’acte de vandalisme dont son siège a été victime, perpétré selon lui par la milice « Force du Progrès » affiliée à l’UDPS.
À travers cette correspondance, le parti dirigé par Prince Epenge dénonce ces actes, qu’il qualifie d’atteinte grave à l’ordre public, aux libertés des citoyens ainsi qu’aux personnes et biens.
Le bilan des événements s’établit comme suit :
- Plusieurs blessés transportés vers les centres de santé les plus proches ;
- Quatre blessés graves admis à l’hôpital Olympique ;
- Pertes matérielles importantes, notamment : 7 téléphones portables (3 iPhone 14 Pro Max du service de communication numérique du parti, 1 Samsung S20 Galaxy Ultra, 3 Techno), une moto TVS type 125, un sac contenant 150 $ et 98 500 FC ;
- Plusieurs militants venus de la circonscription de Lukanga sont portés disparus à ce jour.
Suite à ces événements, le parti ADD Congo exige :
- L’arrestation immédiate de M. Davi Mbuyi, auteur de cette attaque, ainsi que de tous ses complices ;
- La restitution de tous les biens emportés ;
- La garantie de la sécurité du président national du parti et celle de son siège ;
- Le démantèlement de la milice criminelle Force du Progrès présente dans toute la ville de Kinshasa.
Il convient de rappeler que le siège de ADD Congo a été vandalisé le lundi 16 février, après le passage du président de l’ECIDé, Martin Fayulu, et de ses militants, revenant de la paroisse Saint Joseph de Matongé, où une messe avait été dite en mémoire des victimes de la démocratie tuées le 16 février 1992.
Zéphyrin Pengume
